Ceux qui ont voté non au référendum sur le projet de constitution européenne sont des anti-européens irresponsables ! Nous entendons cela à chaque occasion et nous risquons de l'entendre encore souvent lors des prochaines campagnes électorales : présidentielles, législatives et même municipales car la vie locale, du fait des injonctions bruxelloises, est marquée, elle aussi, pas les enjeux européens.
Pour faire le point sur cette question, et puisque le week-end risque d'être maussade, une suggestion: lisez le dernier livre de J.P C : La faute de M. Monnet, Fayard, qui retrace la généalogie de la construction européenne à travers le personnage de Jean Monnet, son "inspirateur.
Le paragraphe de conclusion est le suivante : "Ainsi l'avenir de la "République européenne" est ouvert. Il se fera avec les nations et à leur rythme, et il est bien qu'il en soit ainsi. C'est la loi de la démocratie. L'idée républicaine et l'idée européenne ne sont pas incompatibles dans la durée. Les communautés humaines sont choses compactes. Elles ne sont pas pour autant imperméables à la raison. La République ne divinise pas les nations. Elle ne les diabolise pas non plus. Sa méthode qui privilégie le débat et la pédagogie peut seule leur donner le goût du " vivre ensemble" et en définitive les réunir. Sur un projet simple: une "République européenne" capable d'exister par elle-même et de parler au monde entier."