Un coup d’arrêt a été porté à la gestion de la ville par la droite.
Les Valentinois ont désavoué la liste Labaune/Balsan. C’est un premier pas vers le changement dont Valence a besoin.
Il reste que, pour qu’il compte réellement, il faudra transformer l’essai dimanche prochain.
Le sortant est gravement touché. Il n’est pas encore à bas. La victoire est une déesse ailée qui s'envole souvent quand on croit la tenir !
Un succes est possible si la dynamique engagée par la gauche se prolonge dans une union claire qui permette aux électeurs des deux listes de gauche du 1er tour de rassembler leurs voix sur la liste commune.
Nous avons commencé le travail de composition de cette liste. Nous le poursuivrons dans la journée de lundi.
Demain, les Valentinois vont faire un choix essentiel pour l’avenir.
Soit ils laissent les clés de la mairie à Patrick Labaune. La politique conduite depuis treize ans se poursuivra. On continuera à s’occuper de la pierre, on vendra peut-être de l’électricité à EDF, on verra une " brigade équestre " se promener dans les parcs et jardins publics, le clientélisme sera baptisé démocratie, on nous fera rêver avec " Valence-plage " mais on attendra encore six ans le centre multi-accueil promis en centre ville depuis 2001, et les associations continuerons à voir leurs moyens se réduire au rythme de l’inflation.
Soit ils donnent une majorité aux deux listes de gauche qui, réunies pour un deuxième tour victorieux, ouvriront une nouvelle période pour la vie des valentinois.
Les valentinois ont le choix entre " un programme " de 19 engagements hétéroclites où voisinent un thè dansant pour le 3èm âge, un repas républicain en juin, un plan d’eau au quartier des Iles, la rénovation des facades et une démocratie réduite à des permanence du maire le mardi et un projet qu’ils conduiront ensemble avec une équipe de citoyens engagés : Mettre Valence au service de ses habitants.
Le choix vaut la peine d’être pesé raisonnablement.
Il difficile d’assurer une information équilibrée !
La presse locale, tant écrite que parlée, nous semble avoir globalement réussi ce pari en accordant, au cours de cette campagne électorale, une place sensiblement égale aux différents acteurs de la vie politique valentinoise.
Un regret cependant.
Le Dauphiné libéré rend compte, ce matin, du débat qui a eut lieu hier soir, sur les ondes de France Bleue, entre Pierre-Jean Veyret et A nnie-Paule Barthomeuf. Ce débat concernait, en principe, la cantonale de Valence IV. Pour autant, note la première page de l’édition de ce matin, en toile de fond, on a parlé de la conquête municipale de Valence. Cela était parfaitement prévisible, tant il est vrai que, pour les cantons urbains, il est difficile de séparer municipales et cantonales.
Ainsi donc, la parole a été donnée de fait aux représentantx de deux des trois listes en présence pour ces municipales : PJ Veyret, n° 3 de la liste d’Alain Maurice et A.P Barthomoeuf, n° 4 de la liste de Patrick Labaune. Les représentants de la troisième liste (par ordre de tirage au sort pour le numéro des panneaux électoraux) à été écarté d’un débat, dans lequel, à propos de l’avenir de Valence et de son agglomération, elle avait pourtant des choses originales à avancer.
C’est d’autant plus regrettable que la tête de liste de cette troisième équipe est, elle aussi, candidate dans l’autre canton urbain renouvelable.
Un illusionniste, c'est un homme qui pratique l'art de créer de l'apparence par des tours de prestidigitation, des artifices, des trucages. Le plus grand illusionniste dans notre région ce n'est pas, comme certains le croient, le romanais Dany Lary c'est, sans conteste, Patrick Labaune, classé hors catégorie.
Il nous fait croire que les impôts n'augmente pas alors que chaque année vous pouvez constater le contraire ! Il nous fait croire qu'il a fait baisser le chômage, alors que le nombre d'emplois salariés s'est réduit à Valence ! Il nous fait croire qu'il n'y aura qu'un tour pour le sprochaines élections alors que tout le monde sait qu'il y en aura deux ! Il nous fait croire que sa liste propose "La dynamique du renouveau" (son fascicule électoral) alors qu'elle est,à très peu près, la liste des sortants.
Sa faiblesse ,c'est que ses "trucs" sont perceptibles à qui veut bien être un peu attentif.
Ainsi, on a remarqué qu'il présente toujours sa liste par ordre alphabétique et non dans l'ordre qui a été déposé à la préfecture (voir DL de ce jour). Pourquoi ? Pour cacher aux Valentinois que sur les17 premiers noms il n'y a que deux noms nouveaux et que sur ses probables 14 adjoints, il y en a déjà douze qui occupent cette fonction . Beau témoignage de renouveau !
Cela dit, Il est malgré tout obligé de tricher un peu ( mais ça, il sait bien faire). Pour que les Bonnemayre, père et fils, ne figurent pas côte à côte, Patrick Labaune réinvente l'ordre alphabétique français !
A six jours du scrutin, des sympathisants s’interrogent encore sur la volonté – et la capacité - des deux listes de gauche à s’unir pour le second tour afin de battre l’UMP.
Pour ce qui concerne la liste " Valence, une énergie à renouveler ", les choses sont claires.
Nous n’avons pas pu faire liste commune avec le PS au premier tour à cause d’une divergence profonde sur la stratégie à mettre en œuvre pour gagner : rassembler d’abord toute la gauche puis ouvrir ensuite à de nouveaux partenaires (notre point de vue) ou bien tenter d’ouvrir au centre, voire à la droite, en laissant au bord de la route certaines sensibilités de gauche (le choix du PS.)
Dimanche les électeurs vont trancher.
Ils peuvent choisir de reconduire la majorité actuelle. (Si, dans le contexte politique que l’on connaît, la droite reste majoritaireà Valence, on peut penser qu’elle l’aurait été même face à une seule liste de gauche).
Ils peuvent choisir de donner une majorité à la gauche. Dans ce cas, aucun des deux partenaires ne prendra la responsabilité de gaspiller un chance unique de changer les choses à l’issue du deuxième tour, d’autant que les programmes des uns et des autres ne sont pas divergents sur le fond. La liste de gauche placée en tête fournira l’ossature de la liste d’union pour ce second tour et l’autre apportera son audience et ses compétences. L’intelligence de chacun permettra de construire l’union sur les bases d’une appréciation collective de ce que sera la plus grand efficacité électorale pour le dimanche 16 mars.
Les divergences qui opposent les deux listes de gauche sont réelles. Ils serait hypocrite et sôt de le nier. Mais elles ne sont pas telles, sur le fond, qu’elles puissent conduire à laisser la mairie à la droite alors que la somme des résultats des deux listes dépasserait 50 % au premier tour ! Notre conviction que Valence et les Valentinois ont besoin d'un changement et notre sens des responsabilités nous interdisent une autre perspective que l'union au second tour. Nous sommes persuadés qu'il en va de même chez nos partenaires.
