Si la dro
ite municipale n'a rien d'autre à proposer contre la majorité que les arguments produits ces derniers jours, on peut craindre pour la qualité des débats à venir.
P. Labaune croit en effet repérer dans la pratique de la nouvelle équipe "la volonté de paupériser les Valentinois pour conquérir un nouvel électorat ' (DL du Mercredi 17.09), comprenne qui pourra. Nicolas Daragon, quant à lui, dénonce comme un scandale le fait que la contribution demandée aux séniors non imposables pour le voyage annuel organisé par le CCAS ait été ramenée de 20 à 15 euros ('D.Ldu 20.09).
La minorité d'un conseil municipal a un rôle à jouer dans le débat public, mais pas en se situant à un niveau qui est celui des brèves de comptoir. Valence et la démocratie méritent mieux.
L'objectif du M.R.C : FAIRE ENTRER
Aujourd’hui le Sénat renvoie une image décalée de la réalité des élus de nos territoires. Seulement 4% des élus ont moins de 50 ans. Seulement 23 % ne sont pas issus d’un des deux partis dominants la vie politique française : UMP ou PS. Seulement 18 % sont des femmes.
Le vote des grands électeurs peut changer cela le dimanche 21 septembre.
TROIS Sièges, TROIS Votes, TROIS COULEURS !
Intervenez auprès des grands électeurs de votre commune pour qu’ils contribuent à envoyer au Sénat une délégation drômoise pluraliste
Dans deux semaines, les " grands électeurs " désignent les trois sénateurs de la Drôme. Cette élection est la moins imprévisible des élections. Le corps électoral est parfaitement connu dans sa composition politique et il y a gros à parier que la liste présentée par le P.S rafflera la totalité de la mise : trois sièges !
Dans ces conditions, puisque tout semble joué, pourquoi le MRC présente-t-il une candidate ? Pour le simple plaisir de participer et de compter ses amis ? Pour contribuer à la dispersion des voix de gauche au premier tour ? Pour gèner le Parti Socialiste ?
Rien de cela. Une seule raison à notre choix : la représentation parlementaire ne doit pas, selon nous, être confisquée par les seuls " grands " partis. Quatre députés UMP et trois sénateurs socialistes, ce n’est pas une image correcte de l’opinion politique des drômoises et des drômois ! Le mode de scrutin des sénatoriales (scrutin uninominal à deux tours) permet à chaque électeur, au premier tour, en utilisant le panachage, de s'exprimer contre ce monopole. Notre candidature est destinée à permettre aux représentants des conseils municipaux de dire leur souhait d’une représentation pluraliste au Sénat. En votant pour Catherine Coutard et, s’ils le désirent, pour deux autres candidats, puisqu’il y a trois sièges à pourvoir, ils exprimeront clairement cette volonté de diversité et de renouvellement - sans mettre en danger la victoire de la gauche que nous souhaitons.
C’est pour permettre l’expression de cette volonté que nous ne présentons pas trois candidats pour trois sièges, comme ceux qui veulent simplement compter leur électorat au risque de la dispersion, .
Notre candidature est une candidature républicaine pour l’expression de la diversité de la gauche.
Dans un pays démocratique où le suffrage universel est le principe fondamental pour le choix de responsables locaux, départementaux, régionaux et nationaux, le mode d’élection du Sénat - voire son existence même - constitue une curiosité.
Un mot d’histoire. Le Sénat actuel est l’héritier de la seconde assemblée créée après la Révolution.
Cette seconde chambre législative est née en 1795 dans le but de contrôler la première. Le pouvoir législatif est alors partagé entre le Conseil des Cinq-Cents qui a l’initiative des lois et le Conseil des Anciens qui les approuve ou les rejette. Une longue tradition de répartition des rôles commence. Pour Boissy d’Anglas, (Député du Tiers Etat d’Annonay) "les Cinq-Cents seront l’imagination de la République, les Anciens (…) la raison." Les deux chambres sont élues au suffrage censitaire.
Originellement, le Senat a donc été pensé comme la chambre législative qui contrôle, modère, voire censure, les décisions du pouvoir législatif. Il n’est donc pas sans signification politique (au sens originel du terme) que les législateurs modernes aient maintenu ce type d’Assemblée - désignée par un collège électoral restreint – comme outil de contrôle des décisions de l’Assemblée Nationale. Comme si les représentants du Peuple, élus au Suffrage Universel devaient être surveillés par un chaperon, par une assemblée de plus sages qu’eux (Le Sénat est parfois désigné comme l’assemblée des Sages) !
Certes, en cas de divergences, c’est l’Assemblée Nationale qui a le dernier mot mais peut-on pour autant se satisfaire du bi-camerisme actuel où les 311 membres de la Haute Assemblée (autre nom donné au Sénat) sont élus par un collège d’élus qui, compte tenu de leur propre mode d’élection, ne représentent que très imparfaitement le peuple français ? Le débat vaut, me semble-t-il, la peine d’être conduit.
Le 21 septembre les grands électeurs drômois vont envoyer trois sénateurs sièger au Palais du Luxembourg.
On sait que le mode de scrutin adopté pour cette élection favorise les notables, les représentants des " grands partis ". La droite institutionnelle, qui sait compter, semble faire l’impasse sur cette élection. Compte tenu du résultat des dernières élections municipales, en effet, les deux sortants (socialistes) partent favoris et le troisième siège (siège nouveau) pourrait bien aller lui aussi au PS, d’autant que le président du conseil général est candidat.
Dans cette configuration, les partis de la gauche non P.S ont-ils quelque chance de faire autre chose que de la figuration dans une élection qui n’est pas, a priori, faite pour eux ?
La réponse est clairement NON, si chacun de ces partis va à l’élection en présentant chacun trois candidats. Ces candidatures multiples : 3 verts, 3 PCF, 3… ne peuvent être que des candidatures de témoignage qui rassembleront, au mieux, les sympathisants respectifs de ces partis. Cela ne ne suffira pas pour envoyer un candidat au Sénat. Toutes ces candidatures ne serviront qu’à se compter, mais n’auront aucune incidence sur la vie parlementaire française !
Une association citoyenne valentinoise a eu l’heureuse initiative de proposer aux partis de gauche " non PS " : Verts, PRG, PCF, MRC, de se réunir pour examiner les possibilités de sortir d’une configuration politique caractérisée par le fait que les quatre députés sont de droite et les trois sénateurs pourraient être P.S. donnant ainsi à penser que l’identité politique de notre département se résume à un clivage droite =UMP, gauche = PS. La gauche drômoise ne se réduit pas au PS. Il y a place pour " l’autre gauche " dans les assembléses parlementaires. Des candidatures "coordonnées" entre les partis, à défaut d'être communes, pourraient permettre d'aller vers cet objectif.
Dans la Drôme, comme ailleurs, la gauche est diverse. A vouloir chacun " y aller sous sa bannière " les partis de gauche confortent la marche vers un bi-partisme à l’américaine qui fermera durablement la porte à une réforme en profondeur de la société française.
Ceux qui font passer leur patriotisme de parti avant tout prennent une lourde responsabilité !
