La " trêve des confiseurs " est l’occasion de faire un bilan de l’année écoulée et de tracer des perspectives pour l’année à venir. Aujourd’hui, le calendrier électoral de 2007, nous invite à privilégier le deuxième volet de cette réflexion de décembre.
Les " résolutions " à prendre pour 2007 relèvent quasiment de l’évidence :
1° Tout faire pour éviter un troisième mandat présidentiel consécutif à droite. L’accord politique du 10 décembre entre le MRC et le P.S nous donne la trame de ce que seront nos interventions dans la campagne présidentielle à venir. (Voir le texte de cet accord sur www.chevenement2007.fr)
2° Réussir les législatives, c’est-à-dire, pour nous, construire le succès de Catherine Coutard sur la quatrième circonscription de la Drôme. Cette victoire, en rendant la circonscription de Romans/Drôme des Collines à la gauche, apportera une contribution significative à la mise en place d’un programme de gouvernement républicain.
3° Dès le mois de Juin, dans le contexte politique national qui résultera des présidentielles et des législatives, et compte tenu de ce que sera alors la situation électorale à Valence, préparer la reconquête municipale. Cette reconquête passera par un rassemblement de toutes les forces de progrès unies autour d’un programme qui marquera une nouvelle orientation pour la ville.
4° Accompagner cette reconquête en préparant un succès de la gauche aux élections cantonales dans les deux cantons valentinois renouvelables.
Le programme est copieux. Il faudra de l'énergie pour le mener à bien. Dans l'attente, Profitons des fêtes de la nouvelle année avant de retrousser nos manches !
Le groupe américain Sanford Brands a décidé de liquider le site valentinois de Reynolds.
Au vu de ce que va coûter le plan social accompagnant les 256 licenciements, on imagine l'ampleur de la plus-value attendue de cette délocalisation : congé reclassement de neuf mois pour les licenciés ; plan de préretraite pour 46 d'entre eux ; plan de formation, de mobilité et d'aide à la création d'entreprises pou 1 045 000 € ; mission de réindustrialisation du site : 1 280 000 €; cellule de reclassement fonctionnant pendant deux ans avec 1 consultant pour 20 salariés. Comme Sanford Brands n'est pas un philantrope, on pense bien qu'il n'accepte pas de dépenser tout cet argent dans le seul souci de l'intérêt de ceux qu'il licencie. Il y a sans aucun doute beaucoup de profit à la clé pour lui.
La majorité municipale a toujours affirmé, comme Mme le Maire le dit encore aujourd'hui dans un communiqué de presse, que la ville n'avait "aucun pouvoir pour interférer dans un conflit social privé ." Sans doute, mais elle avait le pouvoir - et le devoir - de prendre toute sa place dans la défense du patrimoine industriel de Valence. Elle pouvait agir en direction des pouvoirs publics : ministère de l'économie, premier ministre, pour imposer au pouvoir d'Etat d'agir pour la sauvegarde d'un outil industriel de premier ordre. L'eût-elle fait, elle aurait trouvé la minorité municipale à ses côtés sans aucune réserve ni réticence. Sa prétendue discrétion dans l'action est un piètre masque à la molesse de ses interventions.
Dans la phase qui vient, celle du reclassement des personnels et de la réindustrialisation du site, la ville a un rôle majeur à jouer, et une impulsion décisive à donner. Elle ne peut pas se désintéresser de ce qui va advenir.. Parce que la situation de 256 travailleurs valentinois est en jeu (sans compter le 127 entreprises sous-traitantes Drome/Ardèche) elle a un devoir de vigilance à exercer sur l'application des accords et le respect des droits de personnels dans la difficile période qui vient. Parce que l'avenir économique de la ville est en cause elle doit être une partie majeure dans le travail pour la réindustrisation.
C'est maintenant d'engagement, de persévérance et de volonté qu'il faut faire preuve du côté de la mairie. La minorité municipale jouera tout son rôle dans le rappel des devoirs de la collectivité municipale dans cette affaire.
Jusqu’ici la majorité municipale avait toujours bâti ses budgets sur trois principes : ne pas augmenter les taux d’imposition, rembourser la dette, et dégager des marges sur le fonctionnement pour pouvoir investir.
Le pari de tenir les trois principes en même temps devient de plus difficile avec le temps et, cette année, le budget voté n’y réussi pas. Certes, les taux d’imposition ne bougent toujours pas, (on allait tout de même pas les augmenter une année électorale) mais, en 2007, la ville empruntera plus qu’elle ne remboursera et, pour un budget global en augmentation, elle ne dégagera un autofinancement qu’à peine égal, en chiffre absolu, à celui de l’année dernière : 10 911 810 euros.
C’est la tactique du grignotage qui permet de réaliser cet autofinancement : toutes les lignes budgétaires sont mises à contribution : Le budget de fonctionnement de la ville augmente de 2,94% mais la masse salariale, qui en représente 52,5 %, augmente moins que le budget lui même : 2,67%. On achètera pour 8,76 % de livres ou de CD en moins à la médiathèque ; achat de petit équipement – 3 % ; entretien et réparation de bâtiments : - 2 % ; entretien et réparation sur biens immobiliers : - 13 %
Toutes les lignes budgétaires mises à contribution ? Vraiment toutes ? Non !
Il y en a une à laquelle on ne touche pas et qui peut tout se permettre, c’est celle des boulevards.
Il était initialement prévu de développer sur un plan lumière pour mettre en valeur le patrimoine architectural. " Pour d’évidente raisons esthétiques, la ville a souhaité étendre cette démarche de mise en lumière à des facades privées " (délibération E2) Il en coûtera près de 100 000 euros d’honoraires supplémentaires au maître d’œuvre (plus les équipements eux mêmes). Mais un petit plus de 100 000 euros, sur les boulevards, pourquoi se priver de ça, du moment que ce sera beau.
Les salariés de Reynolds qui vont émarger à l’ANPE apprécieront.
Il s'est passé quelque chose de grave hier soir à l'hôtel de ville.
A huit jours de Noël, les Reynolds, collectivement licenciés par leur employeur américain, sont venus crier leur colère et leur détresse devant le conseil municipal. Quand tout espoir est perdu, où pouvaient-ils le plus logiquement s'exprimer pour demander un peu d'écoute, l'expression d'une compréhension et peut-être un peu de compassion, que devant l'assemblée qui représente l'ensemble des citoyens de notre ville.
Au lieu de les écouter avec le respect que l'on doit aux victimes d'un malheur qu'on n'a pas pu éviter, Mme le Maire les a traité de menteurs parce qu'ils affirmaient qie la ville n'avait rien fait pour le défendre. Il y avait certes de l'excès dans cette affirmation. Mais quand on n'a pas tout fait, on n'a rien fait. Et la ville peut-elle réellement prétendre qu'elle a fait tout ce qu'elle pouvait faire ? Il serait trop rapide de répondre oui sans discussion.
Certes, il avait les pétards, les sifflets et les fumigènes, mais cela interdisait-il à Mme le Maire d'écouter, d'exprimer au moins quelques mots de compréhension et la solidarité de la communauté municipale ?
Il y a de l'indécence à traiter de menteur un travailleur qui vient de perdre son emploi parce qu'il parle avec violence du malheur qui lui arrive. Cette indécence là me choque plus que les pétards, les sifflets et les fumigènes.
L'accord national MRC/PS prévoit qu'un(e) candidat(e) MRC soutenu(e) par le P.S sera présent(e) dans la première circonscription de la Drôme (Valence).
Des responsables départementaux du Parti Socialiste ont fait savoir qu'ils souhaiteraient que cette candidature commune soit déplacée de la 1er à la 4ème circonscription (Romans). Aucune proposition n'a cependant été formellement faite en ce sens au MRC. A ce jour, aucune décision ne transfert n'a donc été prise. Seul vaut l'accord national qui attribue la 1er de la Drôme à un candidat MRC choisi par ce mouvement.
Les deux partis réunissent leurs instances départementales respectives le mardi 19 décembre : Bureau fédéral pour le P.S, assemblée des militants qui désignera le candidat(e) pour le MRC.
