La France ayant ratifié le traité de Lisbonne, on ne parle plus, chez nous, des conditions de la construction européenne. Pour autant, l’Europe pèse de plus en plus lourd sur les législations nationales. On oublie trop souvent que le projet de loi en débat sur les OGM est la transposition en France d’une directive européenne.
On semble s’être accommodé de la victoire de ceux qui considère que ces questions ne concerne plus le peuple !
Heureusement, la question reste encore entièrement posée de savoir quel sera l’avenir du traité dit " simplifié ". En effet, l’Irlande a décidé, en ce qui la concerne, de traiter la question par la voie référendaire. C’est le seul pays ayant choisi cette voie. Tous les autres gouvernement ont tourné le dos à la démocratie.
C’est le 12 juin que les électeurs irlandais se détermineront. Un sondage paru le 11 mai dans le Sunday Business Post donne 38% pour le "oui", 28% pour le "non" et 34% d'indécis. Rien n'est fait !
Il faut "Une Europe construite pour les peuples, pas pour les profits et la guerre." affirme une affiche en faveur du NON. C’est notre choix !
L’accueil des handicapés dans le cadre habituel de la vie commune est une politique de simple justice. C’est une volonté de notre équipe municipale de veiller à ce que cette politique s’exprime dans des actions concrètes.
A partir de la rentrée prochaine, les enfants victimes d’une allergie alimentaire pourront, comme les autres, fréquenter les cantines dépendants de la ville de Valence. Des repas individusalisés seront servis. Ces repas adaptés sont évidemment d’un coût très supérieur aux repas classiques. Afin de marquer sa volonté de contribuer à une politique active d’intégration du handicap, le bureau municipal (le maire et ses adjoints) proposera, dans le cadre du budget 2009, que la ville prenne en charge le surcoût de ces repas adaptés. Les enfants, handicapés ou non, payeront donc tous le même prix si le conseil municipal en décide ainsi.
Il est clair que cette disposition concernera uniquement les allergies médicalement attestées à l’exclusion des pratiques alimentaires culturellement ou cultuellement déterminées.
On sait que la création d’une intercommunalité efficace est une des exigence fortes pour les exécutifs municipaux issus des dernières élections.
Aujourd’hui, en effet, le cadre d’activité du plus grand nombre de nos concitoyens, qu’il s’agisse d’activité économique et professionnelle, de consommation, de logement, de déplacement, d’environnement, de culture et de loisir n’est plus seulement le territoire de leur commune d’habitation, mais celui d’un " bassin de vie " élargi. Pour tenir compte de cette réalité, il faut créer, à l’échelle de ce bassin de vie, les conditions d’une réponse aux besoins des populations qui soit plus performante que ce qui peut être offert dans le cadre d’une commune isolée.
La réflexion et les débats qui doivent préparer l’émergence des nouveaux outils capables de gérer cet espace doivent être encadrés par une double exigence : chercher l’efficacité (Il faut que le " bénéfice " collectif de la communauté soit avéré dans la qualité de la réponse aux besoins) et veiller à ce que les citoyens restent en situation de contrôler réellement la gestion des affaires communes. Le territoire de la communauté d’agglomération ne doit donc être ni trop petit (souci d’efficacité), ni trop grand (ne pas éloigner le lieu des décisions du contrôle citoyen).
C’est le double souci que sera le nôtre dans nos interventions dans ce dossier majeur.
La gauche française est placée devant un grand défi. L’éloignement des couches populaires et l’absence de projet à la hauteur des défis du temps expliquent son échec aux trois dernières élections présidentielles. Le contexte est favorable à la fois pour élaborer ce projet et combler cet écart avec les couches populaires. Plus qu'une alternance fondée sur le rejet, la gauche doit préparer une alternative sérieuse et durable.
La gauche doit dépasser des clivages obsolètes. La création d’un grand parti rassemblant toutes les cultures de la gauche peut et doit être l'électrochoc qui permettra une nouvelle refondation comme la gauche a su le faire à Epinay et à toutes les étapes de son histoire.
* Ce parti doit être ouvert à toutes les sensibilités des plus radicales aux plus gestionnaires dès lors que la perspective gouvernementale est assumée....Ce parti doit être ouvert, démocratique, pluraliste. Son assiette naturelle est le monde du travail et de la création. Seule la réunion et le dialogue sans sectarisme de toutes les cultures de la gauche et de toutes les forces sociales pourra drainer des centaines de milliers de sympathisants et de militants syndicaux et associatifs qui ressentent le besoin d'un engagement politique nouveau, ailleurs que dans des organisations qui les ont déçus.
* Je propose que toutes les organisations et toutes les personnalités de gauche et de progrès qui le voudront réunissent dans les départements des Forums de l'unité. Ces forums pourraient déboucher sur des Assises de la gauche au printemps 2009. Ces Assises prépareraient un projet clair sur la base duquel s'opérerait un rassemblement qui, dans un premier temps, pourrait éventuellement prendre la forme d'une Fédération anticipant sur le grand parti à créer.
C'est dans ce cadre que pourrait intervenir au plus tard au printemps 2011 la désignation par tous les militants du candidat de la gauche à l'élection présidentielle de 2012. Ce candidat ne serait pas seul. Il serait porté par un projet collectif et par un élan qu'il nous appartient de faire lever dans le pays sans attendre.
Extraits de l'Intervention de Jean-Pierre Chevènement lors du banquet républicain de Gauche Avenir, à Choisy le Roi, le 5 mai 2008. L'intégralité sur le site de JPC http://www.chevenement.fr/
Demain, dans le cadre d’une journée nationale d’action, les personnels de la ville sont invités à se mettre en grève. A nos yeux, les motifs de cette action nationale sont, en ce qui concernent le service public, parfaitement légitimes : revendication de l’augmentation du point d’indice pour atteindre un salaire minimun mensuel de 1.500 euros, refonte de la grille indiciaire avec reconnaissance des qualifications et des diplômes, etc …
Pour ce qui concerne Valence, la nouvelle équipe municipale n’ignore rien de la situation du personnel, victime d’une stratégie de gestion qui n’a jamais eu notre accord. Nous considérons comme prioritaire, au-delà des évolutions à obtenir nationalement, la mise en place locale d’un plan pluriannuel de titularisation des agents en situation précaire, la redéfinition des conditions d’évolution de carrière de tous et le réexamen du système actuel de distribution des primes.
En participant avec les personnels à la manifestation du jeudi 15, c’est notre soutien à leur action nationale et notre volonté d’engager localement les discussions avec leurs représentants afin de voir aboutir les engagements que nous avions pris au cours de la campagne électorale que nous exprimerons.