Si vous souhaitez accueillir un ami, citoyen d’un pays pour lequel la France exige un visa, vous allez devoir fournir à cet ami un certificat d’hébergement, délivré par le maire de votre commune, afin qu’il puisse demander un visa au consultat de France de son pays d’origine.
Pour obtenir ce certificat il faut fournir, excusez du peu : le titre de propriété de votre appartement (ou un copie de votre bail), copie de vos impôts fonciers (ou de vos impôts locaux), copie de vos impôts sur le revenu, dernière facture d’eau, copie de vos papiers d’identité, livret de famille. Avec ça, il faudra répondre à un questionnaire sur votre appartement : le nombre de pièces, le confort etc…
Cerise sur le gâteau, vous devrez joindre un timbre fiscal spécial : un timbre O.M.I (Office des migrations internationales1). Ce timbre à une particularité. Il n’existe qu’à la contrevaleur de 15 euros. Chaque augmentation est donc une augmentation de 15 euros. En 2006, il fallait un timbre par demande, pour Noël 2007, deux timbres, en avril 2008 : 3 timbres. 45 euros en avril, au lieu de 30 en décembre : 50 % d’augmentation d’un coup ! Beau record. L’an prochain ce sera probablement 60 eurso, l’augmentation en pourcentage ne sera que de 25% !
Et cela, en double exemplaire si vous accueillez un couple.
Rien ne garantit, pour finir, que vos amis obtiendront leur visa.
France terre d’accueil ?
1Créé en 1945, L’Office des Migrations Internationales (OMI) est un établissement public à caractère administratif relevant du ministre chargé du travail.
Nous l’avons dit dans toutes nos réunions électorales, les marges de manœuvre de la nouvelle équipe municipale seront limitées par deux boulets : la nécessité de terminer et de financer l’aménagement des boulevards et l’obligation de conduire le chantier du musée engagé dans des conditions financièrement hasardeuses par les sortants. Le débat qui s’amorce sur le sort de ce projet de rénovation vient légitimer le propos. (voir DL du 13 et du 16 avril)
Le maire a tout à fait raison de reprendre une copie mal préparée. C’est son devoir de le faire. Mais à la question posée par le journal : " Et si le nouveau musée restait dans les tiroirs ? " la réponse est forcément : non et c’est bien en cela, dans cette " contradiction " entre la nécessité de reprendre la copie et l’obligation d’en rendre une, que réside tout le problème.
La rénovation du musée a en effet déjà coûté 1.362.000 euros : construction des nouvelles réserves. (A quoi il faut ajouter le coût du déménagement des collections). Les honoraires d’architectes sont d’ores et déjà dûs. Un renoncement au projet entraîenerait, par ailleurs, des indemnités de dédommagement. Les bâtiments sont vidés de leur contenu et devront de toute manière être entretenus. Les collections stockées dans les réserves devront être, un jour ou l’autre, redéployées dans des locaux nouveaux. Tout retard pris dans la planification annoncée coûtera forcément de l’argent.….Il est donc hors de question de renoncer à l’opération, sauf à accepter un gaspillage de plusieurs millions d’euros. Aucune municipalité ne peut se permettre cela.
Valence a besoin de son musée. Un tel outil culturel représente une richesse pour la ville et il serait tout à fait irresponsable de renoncer à le faire vivre, le développer et l’améliorer. On ne peut cependant pas le faire à n’importe quel prix alors même que l'ajournement et la reprise du projet actuel coûtera à la collectivité. La nouvelle équipe municipale doit donc traiter là son premier problème politique majeur. Elle a des choix essentiels à faire.
Dans le cadre de sa réforme de l’enseignement primaire, le ministre de l’éducation nationale sollicite les communes pour mettre à disposition des classes, pendant les congès scolaires, afin d’y organiser des stages de soutien aux enfants en difficulté.
Le propos ne serait peut-être pas sans intérêt s’il ne s’agissait pas, à l’évidence, d’une mesure démagogique qui s’accompagne, par ailleurs, d’une baisse de l’horaire hebdomadaire obligatoire : 24 h à la place de 26 h et d’une réforme des programmes qui est largement contestée par les organisations syndicales les plus représentatives des enseignants du primaire : SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNUipp-FSU, et des corps d’inspections qui seront chargés de faire appliquer cette réforme. 19 organisations écrivent dans un communiqué commun : Le projet que vous nous présentez … ne favorisera pas la maîtrise de l'ensemble commun des connaissances et des compétences que l'école doit faire acquérir à tous les élèves. Il tourne le dos à l’ambition des programmes de 2002 qui était de doter tous les élèves des outils nécessaires pour réussir au collège.
Des horaires réduits, un programme contesté, la commune doit-elle favoriser l’accompagnement d’une telle réforme en ouvrant ses écoles pendant les vacances ? Il faut y regarder à deux fois. Il n’est pas certain qu’en faisant cela nous allions dans le sens du developpement d’une école laïque performante ! Comme ancien formateur de maîtres, et aujourd’hui comme élu, je suis même persuadé du contraire.
Projet de programmes de l'école primaire : Copie à revoir !
Pour signer l'appel en ligne http://www.programmesecoleprimairecopiearevoir.org/?petition=3
Il y a quelques mois, parlant de la gestion des affaires municipales par la majorité sortante, j’avais utilisé l’adjectif " désinvolte ". Les constats que nous pouvons faire aujourd’hui confirment largement cette appréciation que les responsables d’alors considèraient avec un souverain mépris.
Qu’on en juge. Le financement de la deuxième tranche des boulevards est, à ce jour, tout à fait problématique. Celui du musée est, pour l’instant, inexistant. Aucune participation de quelque partenaire que ce soit n’est, pour le moment, garantie. Les coûts de fonctionnement de l’équipement n’ont pas été estimés. (On pense qu’ils péseront trois fois plus sur le budget annuel de fonctionnement de la ville que ce n’est le cas aujourd’hui.)
Il n’y a pas d’estimation du poids financier que représentera l’entretien des boulevards : espaces verts, renouvellement du matériel et des végétaux, nettoyage des dallages, éclairage, etc….
On n’a jamais pu estimer le coût de fonctionnement du plan " Lumière " (mise en lumière du pont, de la cathédrale.
etc…
Bref, la rigueur de gestion, ne s’appliquait qu’aux dépenses sociales. Pour le reste, on dépensait gaillardement en pensant : l’intendance suivra, le social paiera ! Nous nous retrouvons dans un cas de figure tout à fait classique : la droite dépense de façon somptuaire et la gauche doit redresser la barre.
Dur, dur la succession !
En démocratie, l’élection par le suffrage universel confère un certain pouvoir à l’élu.
Quelle est la nature de ce pouvoir et comment celui qui en est provisoirement le détenteur peut-il (doit-il) l’exercer ? Telles sont les deux questions de morale politique qui, en permanence, doivent être au centre de la réflexion de ceux qui se trouvent en situation de gérer les affaires collectives.
En proposant la mise en place d’un " élu référent " dans chaque quartier, la nouvelle équipe municipale a, me semble-t-il, répondu en partie à ces deux questions. Le pouvoir qu’elle veut exercer est un pouvoir de représentation et d’arbitrage.
Un " élu référent ", c’est celui (ou celle) qui doit être le lien premier entre un quartier et l’équipe municipale. A l’écoute des besoins et des propositions d’un quartier - besoins et propositions qu’il porte à la réflexion de la municipalité - il est en retour celui qui informe les habitants – directement ou par le biais de leurs associations – des problématiques collectives que l’équipe municipale doit résoudre et des choix qu’elle fait.
Connaître un quartier et l’aider à prendre sa place dans l’ensemble que constitue la ville, telle est, selon moi, la mission de base d’un " élu référent " qui constitue le rouage majeur d’un pouvoir démocratique qui ne se contente par d’être représentatif mais qui reste vigoureusement participatif.