
Jean Pierre Chevènement arrive à la salle des Cordeliers à Romans, pour un meeting de soutien à Ségolène Royal, en compagnie de Henri Bertholet, maire de Romans et de Gérard Bouchet.
A l’occasion du premier tour des élections présidentielles, la droite a jusqu’ici évité toute manifestation publique à Valence. On ne nous annonce rien pour la dernière semaine.
Certes, on sait bien que la campagne audio-visuelle tient désormais la place essentielle et que meetings et réunions ne sont peut-être plus l’instrument majeur d’une campagne électorale. Mais, malgré tout, rassembler ses amis, montrer qu’on existe, dire clair ses convictions, essayer de convaincre les hésitants…. n’est pas encore devenu sans intérêt.
Alors ? Comment comprendre cette absence de la droite : Prétention à gagner même sans militer ? Manque de volontaires convaincus pour assumer les charges de l’organisation d’un meeting ? Pas de leader national voulant se déplacer dans le fief d’un rallié tardif à la cause Sarkoziste ?
La Drôme n’a connu qu’un seul meeting UMP à Romans avec la participation d’un ministre en exercice et, à en croire la presse, le chef de file UMP de Valence, n’y assistait même pas. (En tout cas on n’a pas signalé sa présence.) Serait-ce là la une nouvelle expression de son isolationnisme récurrent ?

Quand on programme des équipements publics dans une ville on les veut fonctionnels et esthétiques et, en général, raisonnables en matière de coût d'équipement. Une fois qu'ils sont installés, le travail n'est pas terminé. Il faut encore en assurer l'entretien et en calculer les coûts de fonctionnement faute de quoi le meilleur équipement - sur plan - devient inévitablement une inesthétique verrue.
En face de l'Eglise Notre-Dame, rue Berthelot, il y eut, un temps, un charmant petit square avec fontaine et deux arbres. Depuis des mois, il n'y a plus qu'un bloc de pierre sec et deux fosses à crottes de chien ! Dommage !
La consultation du site internet de l'Assemblée Nationale nous permet de dresser un bilan chiffré de l'activité de nos parlementaires drômois à la fin de leur mandat. Patrick Labaune signe toutes les propositions de loi de la majorité qu'on lui propose (ce qui ne signifie pas qu'il connaisse tout ce qu'il signe) mais on ne l'entend guère en séance. Gabriel Bianchieri, s'il questionne beaucoup - sans toujours reçevoir de réponse - collectionne les 0. Hervé Mariton écrit beaucoup, parle copieusement : cela en a fait un ministre.
Cette activité - bien modeste à tout prendre - légitime-t-elle que ces trois personnages sont renvoyés à l'assemblée ? On est en droit d'en douter. (La question ne se pose pas pour le 4ème qui a décidé de se retirer de la politique nationale !)
Bilan chiffré :
Propositions de loi signées : Labaune 315 ; Mariton 97 , Besson 52 , Bianchieri 0
Rapport : Mariton 28 ; Labaune 0, Bianchieri 0, Besson 0
Questions écrites : Bianchieri 347 , Labaune 163 , Mariton 105, Besson 27
Interventions en séance publiées au J.O (depuis 2004) : Mariton 131 , Besson 55, Labaune 3, Bianchieri 0
La campagne du candidat Chevènement en 2002 avait porté le thème de la nécessaire revalorisation du travail. Cette question occupe, à juste titre, une place importante - mais encore bien insuffisante - dans les thèmes de la campagne de 2007.
En effet, les revenus du travail qui représentaient, en France, 67 % des revenus disponibles des ménages en 1978 n’en représentent plus que 53 % en 2002. Le nombre de bas salaires s’accroit régulièrement. Il est passé de 11,4% en 1983 à 16,6% en 2001. Les choses se sont aggravées depuis. (Economiquement, on parle de bas salaire lorsque celui-ci se situe en dessous de 60% du salaire médian. Le salaire médian est celui qui partage les salariés en deux parts égales : 50% en dessus, 50% en dessous. En 2002, le salaire médian était de 1.220 euros par mois. Un bas salaire est donc tout salaire inférieur à 720 euros.) A cette même date, 33 % des salariés gagnaient moins de 936 euros par mois.
Le constat de cete dégradation de la valeur " travail " est européen. Jusqu’en 1970, les salaires représentaient les trois quart du PIB en Europe. En 2006, ils n’en représentent plus que 66,2 %. C’est à cet échelle européenne qu’il faut traiter le problème des travailleurs pauvres qui se développe de façon extrèmement préoccupante. (Un tiers des SDF d’Ile de France ont un emploi fixe – source INSEE 2004). Une réforme des statuts de la BCE pourrait entrer dans ce dispositif de lutte contre la dégradation de la valeur travail.
On aimerait entendre les candidats à la présidentielle s'exprimer avec plus de force sur le sujet pour dire autre chose que "Il faut travailler plus pour gagner plus !" propos vide de sens ou "on relèvera le Smic !" mesure essentielle popur les smicards mais qui ne modifiera pas fondamentalement la situation dans son ensemble. "La conférence nationale sur les salaires, les revenus et la croissance avec les partenaires sociaux pour engager une négociation sur la progression du pouvoir d'achat" promise par Ségolène Royal est une excellente chose qu'il faut soutenir. Mais quelles sont les propositions qui seront portées à cette conférence ? L'importance d el'enjeu mériterait des précisions.