Aujourd'hui, j'ai reçu beaucoup de messages, de mails, de coups de téléphone qui ponctuent le succès de la gauche aux municipales. Parmi tous ces messages, je relève celui-ci, envoyé par un ami membre du Parti socialiste qui nous place clairement devant nos responsabilités :
Je tiens toutefois à te dire que je n’ai voté pour “Alain Maurice” qu’à cause de votre présence sur la liste du deuxième tour. J’espère que vous ferez tout pour ne pas faire regretter leur vote à tous ceux qui ont fait comme moi. C’est faire peser sur vous une lourde responsabilité mais je ne crois pas me tromper en pensant que votre présence collective sur la liste du 2ème tour a joué un rôle majeur dans la victoire et qu’elle vous rend de fait comptables de l’avenir.
Sans quitter le PS, je souhaite m’investir, si vous en êtes d’accord, dans ce qui sera mis en oeuvre en extra-municipal pour évaluer la mise en oeuvre des “promesses”, faire avancer le projet, le faire évoluer dans l’espoir d’une victoire durable.
Je sais qu’il serait déraisonnable de penser faire de Valence une ville profondément de gauche, cependant je suis convaincue qu’avec cet objectif à très très long terme, il pourrait être possible d’en faire une ville où il ferait bon vivre pour chacun et tous ensemble.
A bientôt,
Reçu 5/5
A Valence, les résultats électoraux de ce dimanche vont au-delà de ce que les plus optimistes espéraient.
La municipalité sortante est battue de façon significative : près de 4 points d'écart. Les deux conseillers généraux renouvelables seront des conseillers de la majorité départementale : Pierre-Jean Veyret et Michèle Rivasi, en remplacement de deux élus UMP.
Le M.R.C s'honore d'avoir contribué, pour sa part, à ce succès.Dans la prochaine équipe municipale, nous occuperons toute notre place au service du programme progressiste que nous avons contribué à définir.
Dans la majorité, nous développerons, pour construire, la même détermination que, dans l'opposition, nous avons mis à résister .
Jusqu’au dernier moment, Patrick Labaune aura pris les électeurs pour des …
Sa démission de maire en 2004 avait été justifiée par le cumul des mandats (consécutif à son élection au conseil régionale) et … la fatigue. Dans la profession de foi qu’il adresse à tous les électeurs pour le deuxième tour des muncipales, cette démisison est magnifiée comme un sacrifice " pour le rétablissement de l’office HLM ", office qui était pourtant alors dirigé par un de ses " amis " lequel ne l’est plus pour cause " d’indépendance d’esprit ."
Comme un enfant pris en faute, il jure qu’il ne recommencera pas et que s’il est élu, il assumera " son mandat jusqu’à son terme en 2014." Ce repentir tardif ne lui épargnera pas de recevoir demain la fessée qu’il mérite depuis longtemps et de faire pénitence sur les bancs de l'opposition.
Quant à son tract électoral pour les cantonales (là il n'est que remplaçant), son affolement devant l'échec probable est tel qu'il en a oublié que le canton de Valence IV était un canton urbain. Il promet à ses électeurs potentiels de bien défendre les dossiers des communes du canton. On se sera esclaffé au Polygone ou à La Chamberlière !

Une campagne électorale, c’est un temps fort dans la vie démocratique. C’est le moment où on échange des idées, où on confronte des projets, où on oppose des visions du futur, où on fait des choix pour l’organisation de la vie commune.
Pour qu’une campagne ait du sens, il faut que ceux qui s’y engagent le fasse pour ces raisons : échanger, confronter, opposer, puis choisir, et non pour l’unique prétention d’accéder au pouvoir.
Dans la campagne qui s’achèvera par le vote de dimanche, nous n’avons pas eu cette clarté et cet échange qui sont l’honneur de la politique. En effet, d’un côté il y avait un projet, exprimé, en ce qui nous concerne, par l’expression : Mettre Valence au service des valentinois et de l’autre, une compilation de " 19 engagements " dont le propos n’était pas de fournir une vision d’ensemble de l’avenir de la ville mais de tenter de séduire des groupes d’électeurs intéressés par telle ou telle mesure. On ne conduit pas une véritable réflexion politique dans de telles conditions, surtout lorsqu’on est, par ailleurs, plus préoccupé à "faire des coups" pour séduire les électeurs, (voire à les acheter en leur offrant des crayons) qu’à leur proposer un choix clair.
Rien d’étonnant, dès lors, que beaucoup d’auditeurs aient trouvé que le débat sur les ondes de Radio-bleue entre les deux candidats au poste de maire manquait de fond. C'est toute la campagne qui manquait de fond par défaut de volonté de l'un des postulants. Nous avons pour notre part défendu notre projet et les valentinois l'ont compris.
Le fait que l’union des deux listes " Vive Valence " et " Valence, une énergie à renouveler " se soit conclue rapidement semble étonner beaucoup de gens. appremment, nombreux étaient ceux qui attendaient, où espéraient, voir la liste nouvelle naître aux forceps et donc naître fragile. Je m’étonne de cet étonnement !
Nous avions toujours dit que, s’il y avait un deuxième tour, c’est évidemment que la gauche serait majoritaire au premier et qu’aucune des deux listes ne prendrait alors la responsabilité de gaspiller la chance qui s’offre de bouter la droite hors de la mairie. Nous sommes gens responsables et nul n’aurait compris que nous ne fassions pas cette union à laquelle nous nous étions évidemment préparés. Rien d’étonnant donc qu’elle soit intervenue rapidement, d’autant que, du côté de " Valence une énergie à renouveler " nous étions, par nature, dans une culture de l’unité puisque nous rassemblions déjà plusieurs courants de pensée et plusieurs " cultures " politiques. Nous avons appris depuis plusieurs semaines à penser et à agir dans la complémentarité.
Cela dit chacun sait que " l’union est un combat ". Faire vivre l’unité d’action dans la gestion de la ville supposera que chacun trouve sa place - et toute sa place - dans le débat et dans les décisions qui devront être mûries et construites collectivement. L’union est un combat principalement contre toutes les tentations hégémoniques d’où quelles viennent. L’union est un combat, pour aider chacun à mettre ses compétences et son dynamisme au service du collectif.
Ce combat aussi, nous le gagnerons au service des Valentinois !