Les calomniateurs de la république, ce sont tout à la fois ceux qui la gouvernent sans la comprendre ; ceux qui la déchirent, parce qu’ils la comprennent ; ceux qui la trahissent et qui l’exploitent, parce qu’ils se jouent de tout…
Proudhon et ses enfants par Gustave Courbet
PROUDHON - Le peuple, 14 août 1848
Le député de la 1er circonscription de la Drôme n'est pas souvent sur les bancs de l'assemblée nationale, Mais lui arrive de poser de bonnes questions. Ainsi en est-il de celle-ci : M. Patrick Labaune souhaite attirer l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche sur le système IUT qui paraît de plus en plus menacé. En effet, le montant du financement des IUT ne cesse de diminuer depuis plusieurs années, les créations de postes enseignants, enseignants-chercheurs et IATOSS sont de plus en plus rares et ne permettent pas aux IUT de faire face à leurs missions d'établissement supérieur public d'enseignement. Pourtant, les IUT ont toujours montré un dynamisme et un sens de l'innovation qui leur valent la reconnaissance unanime des étudiants, de leur famille et des milieux professionnels. Pour de nombreux jeunes, souvent issus de milieux modestes, ils ont été et demeurent un outil de promotion indiscuté. Cependant, les IUT sont régulièrement remis en cause, l'un des reproches récurrents leur étant régulièrement adressé étant de ne pas intégrer suffisamment de bacheliers technologiques. C'est pourquoi il lui demande de lui indiquer sa position sur ce sujet et notamment de lui préciser quelle place il entend donner aux IUT dans le système universitaire français, dans le cadre du LMD. (publiée au JO le 16.01.07)
Deux observations :
1° Si le député de la majorité dit lui-même que le financement des IUT ne cesse de diminuer, s'il dit que les créations de postes sont de plus en plus rares, que ces établissements ne sont pas en situation de faire face à leurs missions, il est probable qu'on ne nous accusera pas de mentir si nous soulignons qu'il y a là une grave menace pour la qualité de l'enseignement supérieur français.
2° Si la situation est bien telle que la décrit Patrick Labaune (et c'est le cas), pourquoi donc a-t-il voté tout au long de son mandat, sans mots dire, tous les budgets de l'enseignement supérieur qui ont été proposés par la majorité ?
L'approche des échéances électorales rend lucide.
Pour se faire réélire il faudra non seulement poser les bonnes questions - c'est facile - mais il faudra aussi rendre compte de ses votes au cours des cinq ans de mandat passés. Et là, ça risque d'être plus difficile pour P. Labaune.
Un de mes correspondants me pose le problème suivant :
Actuellement, nous avons en France, 58 réacteurs nucléaires d’une puissance moyenne de 1000 MW soit 58000 MW. Cette puissance représente 78% de la puissance totale installée en France. La puissance totale installée aujourd’hui est donc de : 58000 x 100/78 = 74360 MW
Pour répondre à une demande d’énergie sans cesse croissante, on admet que la puissance électrique installée doit s’accroître de 2% par an. Dans les 20 années à venir, il faudrait donc produire 36135 MW de plus.

Sachant que nous sommes tous d’accord pour limiter les énergies produisant des gaz à effet de serre, comment répondre aux besoins du pays dans les vingt années qui viennent , en tenant compte des faits suivants :
- Le développement de l’hydraulique est limité, les cours d’eau étant saturés,
- Le solaire permet actuellement de répondre à des besoins individuels ; beaucoup plus difficilement à des besoins industriels,
- Une éolienne fournit de l’ordre de 2,5 MW avec un rendrement de 25 %.
Qui peut m’aider à lui répondre ?
Ce n'est pas nous qui le disons.
Ou alors, lorsque nous le disons, c'est parce que les commerçants nous l'ont affirmé : il est loin d'être certain que la rénovation des boulevards contribue effectivement à revivifier la vie commerciale du coeur de ville.
Le D.L rend compte, dans l'édition de Valence de ce jour, de la décision d'un couple de commerçants exerçant Boulevard Maurice Clerc de se déplacer vers le plateau des Couleures : "Nous avons aimé travailler sur les boulevards...Les travaux ne nous ont certes pas facilité la vie, ni celle de nos clients, dont la majorité vient de l'extérieur de Valence. Beaucoup se plaignaient d'ailleurs du manque de place de stationnement. Mais c'est un chantier justifié et qui donnera un beau cadre de vie. Ce dernier me semble néanmoins plus adapté aux promenades du dimanche qu'au commerce."
Nous ne disons pas autre chose : Ce sera beau, mais ça n'aidera probablement pas à faire vivre le centre ville parce que çela correspond à une vision de la ville du siècle dernier.
L'énorme investissement en valait-il la chandelle ?
voir DL du 7 février page 10, 5ème colonne
" Valence doit être la capitale de Rhône-Alpes Sud " déclare le maire de Valence dans l'interview déjà citée. " Le poids régional de Valence se fait par des projets de développement économique fort. "
Nous, nous voulons bien ! Mais, au delà de l'effet de discours, où sont ces projets de développement économique forts portés par la ville de Valence ? Comment Valence tire-t-elle partie de sa position stratégique au carrefour du sillon rhodanien et de la vallée de l'Isère ? On cherche !
Valence a longtemps boudé et s'est tenue à l'écart de l'opération engagée autour de la gare TGV sur le site de Rovaltain. Elle n'y est revenue qu'avec beaucoup de retenue et n'y tient pas un rôle déterminant. Elle se montre incapable, parce qu'elle n'en a pas la volonté, de jouer dans cette affaire le rôle moteur qui devrait être celui de la ville chef-lieu. Le refus des élus majoritaires de collaborer avec nos voisins immédiats, pour élaborer des projets commun qui donneraient corps à une communauté d'agglomération, constitue par ailleurs un véritable obstacle au développement cohérent du " Grand Valence ".
Madame le Maire a beau dire mais la rénovation du musée, si elle est évidemment une opération qui fait consensus, ne suffit pas, comme elle le donne à croire, à définir un projet ambitieux pour le développement économique de Valence. Il faudrait bien autre chose pour donner à notre ville et à son agglomération un véritable élan pour affronter les défis des années qui viennnent.