Le Rhône marque-t-il une frontière culturelle entre deux manières de faire de la politique ?
Samedi à Privas, dans le cadre de la préparation des prochaines élections cantonales et municipales de mars 2008, se tient une grande réunion publique départementale qui rassemblera : Le Parti Socialiste, le Parti communiste, les Verts, Le Parti radical de gauche, le Mouvement républicain et citoyen et les trois parlementaires de gauche : Pascal Terrasse, Olivier Dussopt, et Michel Teston.
Imagine-t-on une telle réunion publique commune dans la Drôme pour préparer les victoires à venir ?
N’y aurait-il pas un lien entre cette pratique unitaire dans le 07 et le fait que deux députés sur trois sont à gauche dans ce département alors que 4/4 sont à droite dans la Drôme ?
Il nous vient bien du regret de ne pas être Ardèchois !
La première page du dernier " Info Boulevards " (n° 19) est un triste exemple du niveau que peut atteindre la petitesse et la mesquinerie en politique.
La formule " trois questions à..." a été souvent utilisée dans ce genre de publication. Les n° 3, 5, 6, 7, 8, 9, 10 s'ouvrent ainsi : " Trois questions à Hélène Serain, maire-adjoint délégué à l'aménagement des boulevards et aux grands projets d'urbanisme " et le portrait de l'adjointe apparait en médaillon. Même mise en page dans le n° 5 pour " Trois questions à Véronique Pugeat, Maire-adjointe déléguée à la voirie et à la circulation. " (Elle a, quant à elle, le privilége du féminin.)
Dans ce dernier numéro, plus de nom de l'adjointe concernée. Plus de photos. La formule utilisée est simplement : " Trois questions au maire-adjoint délégué à l'aménagement des boulevards et aux grands projets d'urbanisme ". Pourquoi ce changement de formule ? Le 2 novembre, il y a eu la publication de l'interview de Mme Serain, mettant en cause l'attitude de Patrick Labaune à propos du chantier des boulevards. Crime de lèse-majesté : Exit donc le nom et la photo d'Hélène Serain des publications de la municipalité.
Je me suis souvent opposé à Mme Serain sur la question des boulevards. Il reste que c'est elle qui a porté ce chantier pour le compte de la majorité et qui le portera jusqu'en Mars prochain. Elle mérite un peu de respect.
Napoléon faisait peindre sa mère, absente, sur le tableau représentant son sacre. Staline faisait retoucher les photos officielles pour en faire disparaître Trotsky. P. Labaune pourrait choisir ailleurs ses modèles en matière de communication !
Le document présenté par la majorité municipale lors du débat d’orientation budgétaire (CM de novembre) donne quelques indices de ce que serait sa politique si, d’aventure, elle devait rester à la gestion des affaires.
Deux exemples : " L’évolution de la facturation des services apportés par la ville aux usagers sera conforme à l’inflation ". Lorsqu’on sait que cette inflation, au cours des douze dernièrs mois, a été de 5,5% pour l'énergie et de 3,8% pour les produits alimentaires (et que ce n’est pas fini), on peut s’attendre à une hausse sérieuse des cantines, des crèches, des parkings, de l’eau, etc…. La progression du budget de fonctionnement sera inférieure à l’inflation : le " pouvoir d’achat " de la ville sera donc moindre que celui de cette année. Cela signifie inévitablement une rigueur accrue et la réduction des services offerts ou des subventions attribuées.
La majorité actuelle, sachant déjà qu’elle aura moins de l’Etat qui a annoncé une baisse de 400 millions d’euros des dotations aux collectivités locales (la loi de finances 2008), n’aura pas d’autres choix que ces hausses de prix et cette autérité généralisée pour financer les opérations qu’elle a engagées : deuxième tranche des boulevards, musée … et celles qu’elle va probablement annoncer dans la campagne électorale : aménagement de la zone de l’Epervière, caserne Latourg-Maubourg. L’affirmation " l’affectation des crédits de fonctionnement sera réorientée selon l’attente des administrés, les besoins de la collectivités…(ce qui laisse supposer que ce n’était pas le cas jusqu’ici puisqu’il faut réorienter) risque de n’être qu’une déclaration de principe qui n’engage que ceux qui pourraient naïvement y croire.….
Nous voilà avertis !
Nous votons "OUI " à cette Europe là !
une Europe de répartition des richesses et non de capitalisation.
une Europe dont la prééminence sera enfin donnée aux élus politiques et non à une Banque Centrale .
une Europe de la Paix , non inféodée à l'OTAN
une Europe avec une législation sociale alignée par le haut
une Europe dont la constitution peut être révisable pour le Bien Commun de Tous les citoyens.
une Europe Sociale maîtresse de ses choix économiques .
une Europe laïque.
une Europe où l'environnement a le pas sur l'économique.
une Europe de la liberté de l'Egalité et de la Fraternité !
une Europe Solidaire.
L'immeuble de la B.C.E
Parce que j’ai toujours plaidé pour une liste unique de la gauche aux prochaines municipales, certains de mes amis s’émeuvent, voire s’offusquent, de ce qu’il appellent mon " ralliement " aux Verts dans lequel ils veulent voir une forme de trahison. L’un d’eux va jusqu’à écrire : " Monsieur Bouchet, je ne vous estime plus ! "
Je suis pour l’unité, oui. Fermement. Il y a un mois encore je disais aux Verts " Au prétexte que le Parti socialiste lui refuserait le poste de 1er adjoint, votre parti semble décidé à bâtir une liste particulière pour les prochaines municipales à Valence. Vous allez prendre là, mes amis, une décision qui risque d’être lourde de conséquence en facilitant grandement la tâche de la droite qui veut nous jouer : " Patrick, le retour ! " (07.153)
Mais je ne suis pas pour l’unité sans contenu, pour le seul plaisir d’être ensemble. Il faut battre la doite sortante oui, mais pour mettre quoi à la place ? Le 7 octobre, j’écrivais, ici même (07.148) : La gauche peut gagner Valence en Mars 2008. Elle le peut à condition d’être à gauche. Entendons par là, à condition d’être fidèle aux principes qui définissent une identité de gauche.
Dès lors que le parti principal, à qui personne n’a jamais été contesté qu’il devait être le pivot de l’union, refusait de jouer son rôle et d'honorer son engagement public du 11 octobre : Appuyés sur les valeurs qui sont celles de la gauche républicaine : démocratie, économie régulée, égalité, solidarité, laïcité, nous proposons d’aller ensemble vers la constitution d’une liste commune pour le prochaine municipale, et qu’il refusait de rassembler toute la famille pour faire place au centre, voire à la droite, il devenait difficile, sans se renier soi-même, de rejoindre ce rassemblement qui ressemble plus à un club de personnalités anti-Labaune qu'à un projet d'alternative politique. (voir D.L du 29.11.07)
J'ai le sentiment d'être fidèle mes convictions en participant à un rassemblement dont je me sais qu’il portera les principes auxquels je tiens.