La séance du conseil municipal de Valence du 16 octobre a été le lieu d’un événement qui doit être extrêmement rare dans les annales municipales françaises. Seul le Canard Enchaîné pourrait nous renseigner sur la fréquence d’apparition du phénomène.
Il s’agissait de statuer sur les modalités de renouvellement de certains abonnements téléphoniques de la ville. Après une intervention de l’opposition expliquant pourquoi elle allait voter contre la délibération présentée, le maire-adjoint chargé des finances a demandé à sa majorité de voter contre le texte qu’il était censé défendre.
La majorité, maire en tête, a obtempéré sans mot dire !
On reste stupéfait devant un tel scénario.
L’opposition était dans son rôle en pointant une anomalie dans la gestion d’un dossier.
La commission d’appel d’offre, en déclarant le marché " sans suite " ( puisqu’il s’agissait d’un marché public) avait pris une décision raisonnable qui laissait à l’exécutif municipal toute latitude pour régler la question posée.
Seule l’attitude du maire-adjoint est problématique : s’il était convaincu de la justesse des arguments de l’opposition, il pouvait retirer le texte. Pourquoi a-t-il choisi de faire voter contre ?
Trouble mental passager ? Incompétence ? Mauvaise manière à l’égard de la direction générale des services et notamment de la direction des affaires juridiques ? Règlement de compte interne ?
Seule la suite permettra de répondre.
Pour l'heure on peut simplement se demander si Valence est gérée par une équipe sérieuse.
Qu'il soit permis d'en douter.
Au mois de mars dernier, après l’abattage des platanes des boulevards, mon intervention au conseil muncipal avait été sévèrement critiquée au motif que j’aurais injustement soupçonné la majorité municipale " de vouloir, en abattant les arbres et en supprimant la gare routière, gommer toute trace du passage des équipes municipales précédentes " (voir DL du 28.03.06).
Je continue aujourd’hui à prétendre que l’abattage massif des arbres ne se justifiait pas et que la disparition de la gare routière relève plus d’un choix idéologique que d’une nécessité technique.
L’avis de l’architecte des bâtiments de France - qu’on peut difficilement soupconner d’arrière-pensée politicienne - tel qu’il a été publié dans le Dauphiné Libére du vendredi 13octobre, me confirme dans cette conviction : ces platanes faisaient partie de notre patrimoine…le maintien de la gare routière aurait pu être une contrainte du projet ….on dirait que cette municipalité veut systématiquement défaire ce qu’a fait l’ancienne.
Visiblement je ne suis pas seul à penser ce que je pense.
Le conflit qui s’ouvre à propos de la gestion de l’usine de dépollution (voir D.L du 11 octobre) illustre de manière exemplaire l’incapacité des responsables actuels de la ville de Valence à entrer dans une démarche de coopération honnête avec nos voisins.
S’il est un équipement qui est évidemment intercommunal, c’est bien l’usine de Mauboule, réceptionnée le 14 janvier 2004 et qui traite les eaux usées de Valence, Bourg les Valence et des communes regroupées au sein du SIACV. Ces partenaires ont contribué à son financement selon des termes fixés par une convention signée en 2002. Chacun paie sa part du fonctionnement.
Dans ces conditions, qui oserait prétendre que, au motif que cet équipement est situé sur le territoire de la commune de Valence, et que Valence est le plus gros contributeur, seul Valence a son mot à dire à propos de la gestion ? Evidemment aucun élu de bonne foi ne peut soutenir une proposition.
Il y en a pourtant : la majorité valentinoise, relayée par le porte-voix du député à Bourg-les-Valence, pour qui le seul credo en matière de relation intercommunale tient en ces mots : Que la volonté de Valence (et de son député) soit faite !
Ce n’est pas là une manière de bon voisinage. Ce n’est certainement pas non plus un bon moyen de défendre les intérêts des valentinois.
La visite régulière du site de l’assemblée nationale est très instructive.
Elle permet, entre autre, de connaître l’activité de chaque parlementaire.
La fiche du député de la 1er circonscription de la Drôme (Valence-Bourg-les valence, Tain) est éloquante.
On y apprend que, depuis le 20 janvier 2004, son nom figure, en tout et pour tout, au compte rendu de 2 séances de l’assemblée : le 14 avril 204 et le 18 mai 2006, pour des interventions aussi pertinentes que : Bravo, pas moi, c’est grave… (Pour comparaison, dans la même période, Biancheri est intervenu dans 33 séances, Mariton dans 119 et Besson dans 49)
Depuis le 1 janvier 2006, il a adressé 11 questions écrites au gouvernement.
Il n’a rédigé aucun rapport au cours de cette législature.
Il est vrai qu’il a signé 302 propositions de loi rédigées par ses collègues de la majorité, parmi lesquelles, en décembre 2005, une proposition visant à améliorer la coopération intercommunale !
Un député en somme très actif et très présent dans sa mission de représentant de la Drôme !
Le week-end dernier, grâce à l’équipe du comité et aux bénévoles, les fêtes du jumelage ont été un franc succès.
Accueillir plus de 700 de nos amis des villes partenaires et animer trois jours de festivités n’était pas un mince pari. Il a été gagné malgré la pluie de la fin d’après-midi le samedi.
On peut simplement regretter que cet événement n’ait pas été suffisament " visualisé " pour l’ensemble de la population. L’existence de ces festivités aurait mérité d’être mieux préparé auprès de l’ensemble des Valentinois. Beaucoup ignoraient tout de cette initiative. Une décoration spécifique de la ville (par exemple), un concours de vitrines… aurait pu faire de la fête un événement partagé par tous. Pour cela, il aurait sans doute fallu que la municipalité s’implique beaucoup plus directement …mais on sait que notre municipalité a d’autres priorités.