La loi sur la démocratie de proximité (27 février 2002) a prévu la création de commission consultative des services publics locaux.. Cette commission examine, pour avis, les rapports annuels des délégataires de services publics. Pour Valence, il s’agit des rapports concernant la fourniture et la distribution de l’eau (Véolia) ; les parkings concédés à Q. Park ; le fonctionnement de la chaufferie de Valence-le Haut (Omnitherm) ; le crématorium et l’Athané (Roblot),…etc…
Les usagers de ces services sont représentés par des associations désignées par le conseil municipal. La précédente équipe avait limité cette représentation à 6 associations. Le dernier conseil vient d’élargir l’invitation à participer à 13 associations (associations de locataires, de consommateurs, de protection de l’environnement etc….)
Ce dispositif doit permettre de mieux informer nos concitoyens du fonctionnement des délégations et de recueillir des avis plus complets sur les évolutions à impulser.
Mardi 4 novembre a eu lieu la première commission paritaire de la nouvelle mandature consacrée à l’examen des propositions de promotion des personnels municipaux.. Comme la plupart de mes collègues élus siégeant dans cette commission, j’ai passé un très mauvais après-midi.
Nous n’approuvons pas le dispositif de gestion mis en place par l’ancienne municipalité (voir ma note 08.215). La réforme de ce système, qui pose de nombreux problèmes techniques et a des conséquence financières importantes qu’il faut examiner avec soin, supposera de nombreuses semaines de concertation et de discussion avec les représentants syndicaux des agents. Pour des raisons diverses – et notamment parce que la direction générale n’a pas encore pu être mise en place de façon complète et définitive – le travail de réorganisation n’a pas encore été engagé. C’est donc dans un cadre que nous contestons que nous avons dû conduire l’examen des promotions préparés par les services.
La solution de facilité, pour nous, eut été de ne pas siéger aussi longtemps que la réforme que nous souhaitons n’était pas acquise. C’eut été retarder de plusieurs mois l’accès de nombreux agents à des grades et indices de rémunération auquels ils ont droit. En acceptant de valider les propositions soumises à l’avis de la commission, nous nous sommes donc souvent trouvés en contradiction avec nos propres orientations, et avons couverts de vraies anomalies au regard de ce que nous pensons, au fond, souhaitable. Situation extrêmement embarrassante pour nous dont nous ne voulons pas qu’elle se reproduise. Il faut donc, d’urgence, engager le travail et la concertation pour aboutir à des dispositifs nouveaux d’évaluation et de gestion des carrières plus conformes à ce que nous pensons juste et compatible avec la gestion des finances de la ville.
Gérer une collectivité, c’est parfois arbitrer entre des exigences contradictoires. Nous en avons fait mardi la désagréable expérience. (Cela dit, 81 agents sur les 96 promouvables selon les critères actuels bénéficieront d’une promotion).
La question majeure des jours et des semaines à venir pour l'équipe municipale est celle de la préparation du budget 2009.
D'une certaine manière, ce sera pour elle un moment de vérité. Même si elle lui a fait subir de sérieuses inflexions, elle a jusqu'ici travaillé dans le cadre budgétaire fixé par ses prédécesseurs. Aujourd'hui, elle affirmer son propre projet et elle doit faire des choix clairs qui engageront de manière significative l'ensemble du mandat.
Elle va le faire dans un cadre difficile, puisqu'il est probable que les dotations de l'Etat vont subir un coup de frein et que rien ne garantit qu'il n'y aura pas de nouvelles mesures négatives pour les collectivités locales dans le projet de budget national 2009 Par contre, les charges contraintes seront elles en augmentation. La gestion des "coups partis" : boulevards, musée... , le nécessaire rattrapage des retards pris en marière d'entretien des bâtiments publics (écoles, gymanases, piscines ...) pour ne citer que cela absorberont une partie significative des ressources.
C'est la solidité et la cohérence d'un projet qui vont être mises à l'épreuve et, partant, la solidité et la cohérence de l'équipe pluraliste qui a pris la charge des affaires collectives en mars dernier.
Assumant la continuité de gestion de la ville, nos amis de la majorité ont validé le compte administratif 2007 qui traduit l’exécution du budget de cette année là par l’ancienne municipalité. Les quatre conseillers, aujourd’hui majoritaires, qui siégeaint auparavant dans l’opposition ne les ont pas suivi dans ce vote. Ils se sont abstenus.
Pendant les sept ans de ce mandat, nous avons dénoncé une politique et une manière de gérer la ville qui relevait de la technique du trompe l’œil. La majorité énonçait des priorités budgétaires, faisait voter des budgets qui ne les traduisaient que très imparfaitement et exécutait pour finir un autre programme, mettant l’essentiel des ressources communes au service exclusif de son " chantier du siècle " : la rénovation des boulevards.
L’exercice 2007 est, hélas, exemplaire de cette technique : 10 466 d’euros de crédits de fonctionnement annoncés ont été annulés en cours d’année ; 14 433 463 d’euros d’investissement " programmés " sont passés à la trappe. Sur 80 402 708 € d’investissement votés, 48 656 639 seulement ont été réalisés. La crèche en centre ville, programmée pour la cinquième année consécutive, n’a toujours pas vu le jour. 80% des sommes prévues pour des aménagements pour handicaps ne sont jamais sortis des tiroirs. Le renouvellement du matériel de restauration scolaire ne s'est pas fait, pas plus que la mise en sécurité de la MAPA. La masse salariale a été amputée de près de 5 millions alors que l’emploi précaire, le temps partiel non choisi et les retards de promotion et de carrière sont les traits caractéristiques de la politique de gestion du personnel. Le patrimoine municipal a été laissé en piteux état : piscine fermée pour raison de sécurité, toit d’école qui s’écroule….
Dans de telles conditions, approuver le compte administratif, fusse au nom de la continuité de gestion et de l’inévitable acceptation de l’héritage que nos prédécesseurs ont laissé, constituait pour nous une sorte de désaveu de nos propos et de nos engagements passés. Il nous était impossible d’approuver l’aggravation, au niveau de l’exécution, des défauts d’un projet dont nous avions dénoncé les graves insuffisances. Notre abstention est donc un compromis entre notre refus de fond de la politique budgétaire de nos prédécesseurs et le constat de situation auquel nous sommes contraints.
Il reste que l’exercice budgétaire 2008 et l’établissement du budget 2009 seront lourdement marqués par les résultats financiers constatés hier soir.
Venus d’horizons divers, principalement engagés dans la vie associative, ils et elles, ont mené campagne ensemble à l’occasion des élections municipales à Valence. Ils et elles ont activement contribué au succès de la gauche au second tour. Aujourd’hui, ils et elles, souhaitent prolonger leur engagement au service de la collectivité.
Les candidats et les membres du comité de soutien de la liste " Valence-Une énergie à renouveler ", qui ont donné 14 conseillers à la nouvelle équipe municipale, ont décidé de se constituer en association pour poursuivre leur réflexion et leur action collective. Ils ont tenu une assemblée constitutive, le 15 mai, et les statuts de leur association sont en cours d’enregistrement.
Leur projet est clair : garder mémoire des engagements pris par cette liste lors de la campagne électorale et aider les élus à agir pour leur mise en œuvre dans le cadre de la politique municipale.
Des citoyens qui s’engagent pour la réussite d’un projet, voilà un nouveau point d’appui pour mettre Valence au service de tous les valentinois !