Le rapport Verinard propose de toiletter l'ordonnance de 1945 et d'autoriser l'incarcération des mineurs délinquants à partir de 12 ans.
Un ami m'a fait parvenir ce dessin qui dit, sans discours, le sentiment qu'on éprouve devant une telle proposition.

Plutôt que de verser dans la provocation : " le monde, la France, et l'école avancent plus vite que les cortèges " ; " Il y a dans ce ministère une culture de la grève qui nous empêche de débattre de la réalité qui concerne les élèves " ; " Les professeurs méritent mieux que d'avoir des syndicats dont la fonction principale est d'organiser la résistance au changement comme si rien ne changeait autour de nous " , " les suppressions de postes se poursuivront ", le Ministre de l’éducation nationale devrait sérieusement s’interroger sur les raisons qui ont conduit l’ensemble des organisations syndicales à appeler les personnels à descendre dans la rue la semaine dernière. Il y avait bien longtemps en effet que nous n’avions pas vu telle unanimité qu’il s’agisse de l’enseignement public comme de l’enseignement privé.
Un ministre ne doit jamais oublier que, dans l’enseignement moins qu’ailleurs, on ne peut pas conduire une réforme sans l’appui et un accord minimal de ceux qui, sur le terrain, agissent au quotidien.
Réunir contre sa politique la totalité des organisations professionnelles et continuer à les provoquer, c’est délibérément choisir l’échec !
Il n'y a pas que le P.S qui renouvelle ses cadres.
Mardi, les adhérents de l'UMP de la première circonscription de la Drôme désignaient au suffrage universel leur délégué de circonscription et leur représentant au conseil national du parti.
Par 120 voix sur 180, Patrick Labaune a été élu délégué de criconscription. Par 150 voix, N. Daragon a été chargé de représenter la 1er de la Drôme au Conseil national de l'UMP (avec Y. Prin).
La presse est bien ingrate de ne pas avoir souligné cette belle élection.
Je tiens N. Daragon pour un homme politique habituellement conséquent. Le " coup " passé, je crois qu’il doit s’étonner lui-même de l’indigence de l’argumentation qu’il a avancé pour justifier la sortie de l’opposition du conseil municipal du mardi 18.
Le rapport d’orientation budgétaire serait " un réquisitoire contre ceux qui les ont précédés aux affaires. " (DL du 19.) Jugeons en : sur 37 pages de rapport introductif , l’analyse des sept ans de gestion dont nous héritons en occupe 4. Il faudrait être de bien mauvaise foi pour dénier à l’héritier le droit de juger de son héritage sur moins de 10% de l’espace alors qu’il consacre 90 % de son propos à parler d’avenir !
Le contenu de ces 4 pages relève-t-il de l’accusation sans fondement ou du simple constat de faits.? : * Stagnation du produit de la T.P : l’assiette de la TP 2007 est sensiblement celle de la TP 2002. ; *,Maîtrise des coûts de fonctionnement : " le fondement principal résidait dans l’accroissement de la précarité du personnel : les agents contractuels représentaient 40% du total des agents en mars 2008. Leur nombre a augmenté de 70 % entre 2001 et 2007" ; * Investissements faibles : La précédente équipe a pu investir massivement en 2007…parce qu’elle a utilisé les marges laissées par ses faibles investissements antérieurs" (Entre 2001 et 2006, la ville a investi en moyenne 579 € par habitants contre 695 € pour les villes comparables.) * Dette sous-estimée .: "La précédente équipe a artificiellement limité son stock de dette en ne siuscrivant pas les 11,7 millions d'emprunts nécessaires au financement des investissements qu'elle a lancés en 2007...".... etc...
Quand on veut débattre efficacement pour l’avenir, il faut accepter d’assumer ce qu’on a été et ce que l'on a fait dans le passé Pendant sept ans dans l’opposition, avec mes collègues, nous avons exprimé chaque année le même jugement sur la gestion de la ville que celui que nous rappelons aujourd’hui. Que la majorité devenue minorité ne supporte plus d’entendre ces critiques peut se comprendre, mais cela ne témoigne pas, de sa part, d’un grand sens du dialogue.
Ce soir, la minorité s'est livrée à une petite manoeuvre sans envergure qui augure bien mal de sa capacité à contribuer positivement à la vie municipale.
M. le maire avait pris la décision de consacrer une séance spécifique au débat d'orientation budgétaire. Pas d'autre question à l'ordre du jour que l'exposé des orientations proposées par la majorité et leur mise en débat dans une discussion générale sans autre préoccupation que leur examen sur le fond et, éventuellement la formulation de contre-propositions par la minorité. Cette minorité savait donc qu'elle avait tout loisir d'argumenter à son gré sur tout ce qui allait être énoncé.
Au prétexte que, conformément à l'usage qui consiste à placer les questions diverses en fin de séance, le maire refusait de lui donner la parole avant l'ouverture du conseil pour une déclaration préliminaire et lui proposait de s'exprimer, sur le sujet qu'elle voulait, après le débat prévu à l'ordre du jour, la minorité a quitté la salle et n'a pas participé aux discussions prévues.
Démarche étonnante que de quitter une séance qui est précisément organisée pour laisser tout loisir à la minorité de s'exprimer sur une question de fond. Peut-être faut-il voir là l'aveu d'une incapacité à assumer l'héritage de la majorité précédente et à argumenter de façon constructive pour amender les propositions majoritaires. Quoiqu'il en soit, l'attitude de la "chaise vide" est bien peu respectueuse des principes élémentaires de la démocratie lorsqu'on s'est fait élire et qu'on représente une minorité importante de la population.
