Ma réflexion et mes engagements politiques ne me portent pas naturellement à considérer qu’un rapprochement de la gauche avec le centre est une bonne solution pour répondre aux problèmes des Français. Si pour résoudre les problèmes de l’emploi, par exemple, le centre était capable d’accepter les options d’un socialisme français inscrit dans la lignée de Jaurès, il ne serait plus le centre. Il serait la gauche ! Une alliance gauche/centre ne peut que se faire par un affadissement des propositions de la gauche.
Pour autant, dans une élection présidentielle, compte tenu de la constitution, l’un des deux candidats admis à concourir pour le second tour doit rassembler plus de 50 % des votes pour être élu et appliquer la politique qu’il a proposée aux électeurs. Or, il n’est probablement pas possible d’opérer un tel rassemblement sans passer des accords et des compromis.
Face au danger d’une droite sarkoziste soucieuse de promouvoir, avant tout, une politique généreuse pour les nantis, une politique atlantiste, une politique autoritaire …. l’examen des possibilités de constituer une majorité ouverte au centre, sur des bases qui sauvegardent l’essentiel des valeurs de la gauche, paraît relever d’un élémentaire réalisme.
Faire de la politique, c’est agir pour que ce qui est nécessaire devienne possible. Si la possibilité de réaliser tout ou partie de ce qui est nécessaire pour répondre aux besoins des Français et de la France passe par des négociations entre la gauche et le centre … alors … négocions ! Il restera à ceux qui pensent à gauche, d’agir pour que les compromis ne conduisent pas à une dénaturation des projets et des valeurs qui sont les leurs.
L’atmosphère risque d’être lourde dans la salle du conseil mercredi prochain. L’ordre du jour de la séance du conseil muncipal du 2 mai prévoit en effet l’examen d’un rapport de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de la commune de Valence. La période examinée couvre les années 2000 à 2003 (période actualisée avec le compte financier 2004).
Patrick Labaune était alors maire de Valence.
L’étude porte sur cinq domaines : Situation financière et fiabilité des comptes ; gestion des ressources humaines ; les interventions économiques ; la gestion des parkings et les protocoles transactionnels (règlement à l’amiable de certains litiges liées aux marchés publics).
Dans chacun de ces domaines, la commission a constaté un certain nombre d’anomalies graves dont certaines nous paraissent aller bien au-delà des simples erreurs de gestion ou de présentation et elle utilise des mots lourds pour caractériser ces anomalies : réglements non appliqués, opacité des comptes, contrôle impossible, etc….
La majorité municipale et notamment, en l’absence du maire concerné, l‘adjoint aux finances, vont devoir fournir des explications claires. Nous commenterons les différentes anomalies constatées par la Chambre régionale des comptes après avoir entendu les explications de la majorité.
Ségolène Royal aborde ce deuxième tour en position favorable. Si l'on fait le total des voix qu'elle a obtenues et de celles des candidats qui ont appelé directement à se prononcer pour elle au deuxième tour, on arrive à peu près à 36%. Nicolas Sarkozy, même si l'on comptait les voix de M. de Villiers, mais c'est loin d'être acquis, ne serait qu'à 34%. Donc, cette compétition est ouverte.
Les Français ont à choisir entre deux projets de société. Le modèle social français a besoin d'être modernisé, il n'a pas besoin d'être démantelé. Il faut une forte volonté pour préserver le tissu industriel, pour éviter que les centres de décision ne quittent la France. J'y ajouterai la Sécurité sociale, le service public. Mais il y a aussi un thème très important, celui de la démocratie. M. Sarkozy est soutenu par les grandes familles qui possèdent une bonne partie du CAC 40. S'il était élu, ce serait une formidable concentration de pouvoirs – économique, financier, politique, médiatique – qui aurait peu de précédents. Ségolène Royal propose une République rééquilibrée avec un Parlement qui légifère et contrôle, un gouvernement qui gouverne et rend des comptes, une justice indépendante et des médias pluralistes. Tout cela compose une autre perspective : celle d'une démocratie où l'on respire. J'ajoute qu'en cas de victoire, nous avons l'intention d'introduire une dose de proportionnelle dans le mode de scrutin aux législatives. Il faut que les différentes sensibilités de notre pays soient mieux représentées.
Ségolène Royal parlera à tous les Français, au nom de l'intérêt général de la France. Il y a des gens qui ont voté pour M. Bayrou en pensant qu'il serait une meilleure protection contre Nicolas Sarkozy. Cet argument a été très fort. Et puis soyons francs : il y a beaucoup de gens qui pensent que la droite est là pour corriger la gauche et la gauche pour corriger la droite. Et beaucoup d'électeurs de droite modérée ont pensé que M. Sarkozy était une correction excessive. Simone Veil elle-même l'a jugé quelquefois trop brutal.
Ségolène Royal doit parler le langage de la République. Le candidat à l'élection présidentielle s'adresse à tous les Français. Il est l'homme de la nation, comme disait le général de Gaulle. Donc, au deuxième tour, il doit s'adresser à chaque Français pris en particulier. Il n'y en a aucun qui doive être abandonné. Ségolène Royal parle le langage de la République, une République rénovée, sociale, qui donne à l'égalité homme-femme un contenu en portant pour la première fois une femme à la présidence de la République. C'est un choix très novateur et optimiste. Certains peuvent en avoir peur. Mais c'est un choix d'audace qui dans tous les domaines apportera ses bienfaits. La France a besoin de se renouveler et de se réconcilier avec elle-même. Elle le fera mieux avec Ségolène Royal qui rassemble qu'avec Nicolas Sarkozy qui divise.
Lundi 23 Avril 2007
Chevenement.fr

Il y a 70 ans, le 26 avril 1937, jour de marché, quatre escadrilles de la légion Condor allemande, protégées par des avions de chasse italiens, procèdent au bombardement délibéré de la ville basque de Guernica. 50 tonnes de bombes incendiaires sont lachées. Le journaliste britannique C. L. Steer, à l'époque correspondant du Times au pays basque, estime qu'entre 800 à 3000 des 5000 habitants de Guernica périssent.
Guernica inaugure une triste série de bombardements délibérés de villes et de civils perpétrés par des régimes qui n'étaient pas tous des régimes fascistes : Londres, Coventry, Dresde, Hiroshima, Belgrade, Bagdad …et d’autres que j’oublie. Face à cette honte au front de l’humanité, un seul mot d’ordre s’impose : Mort à la guerre ! La guerre est un fruit de la dépravation des hommes ; c’est une maladie convulsive et violente du corps politique ; il n’est en santé, c’est-à-dire dans son état naturel, que lorsqu’il jouit de la paix. (Diderot)
Luttons pour la Paix du monde.
Brillante réunion hier en fin d’après-midi à Valence.
Pour lancer sa campagne du deuxième tour, Ségolène Royal à réuni autour d’elle probablement plus de 5 000 personnes dans un palais dopé à l'enthousiasme.
Réussite d’autant plus spectaculaire que l’organisation s’est fait en moins de vingt heures chrono grâce à la mobilisation de militants hyper motivés. La municipalité valentinoise a fait ce qu’elle a pu pour faire obstacle à ce rassemblement en refusant l’usage de l’esplanade du Champ de Mars qui eut été un cadre idéal pour cette initiative. Elle témoigne bien là d’une conception étriquée de la démocratie qu’elle a déjà si souvent illustrée.
Il reste que l’enthousiasme du rassemblement est une chose, que les retrouvailles de toute la gauche autour d’une candidate unique ouvrent des perspectives réelles de succès, mais que ce succès, il faudra aller le chercher dans les prochains jours en restant actifs dans une campagne qui doit se terminer par un choix de société fondamental pour les années à venir.
A J-12 tout reste encore à faire.