L’enfouissement des différents réseaux : électrique, téléphonique, fibre optique…. est en soi une bonne chose. L’esthétique de nos rues devrait y gagner. Dans cette perspective, la ville vient de passer un contrat avec " numéricable ", le gestionnaire du réseau cablé (télévision, internet) qui dessert Valence, pour procéder à l’enfouissement de certaines lignes.
On ne trouverait rien à redire à ce contrat si 100% des coûts de tranchées et de mise en œuvre des équipements (autre que le cablage lui-même) n’étaient pas à la charge de la collectivité. Ainsi, la ville allège les charges d’investissement de l’entreprise des coûts d’infrastructure. Rien n’indique que celle-ci fera bénéficier les usagers de ses services de ces allégements de charge.
C’est donc grâce au contribuable valentinois que la société en question améliorera ses résultats. La majorité municipale, visiblement embarassée, justifie bien maladroitement ce cadeau à une entreprise privée en écrivant dans la résolution qu’elle a fait voter par le conseil municipal : " malgré la modicité du montant de la dépense prise en charge par Numéricable,cet accord a pour ambition de favoriser à la fois la pose coordonnée de ces réseaux et la réduction des coûts." Réduction des coûts ? Pour qui ?
Les frais d’installation d’un service payant doivent être entièrement à la charge de celui qui fait payer le service et qui engrange les bénéfices.
Le Dauphiné libéré de ce jour apporte un nouveau témoignage du syndrome d'isolement actif qui frappe la majorité municipale.
Le conseil général de la Drôme a impulsé la mise en place, à Valence, d'un "Centre local d'information et de coordination" destiné à faciliter l'accueil, l'information et l'orientation des personnes agées dans la résolution de leurs problèmes de vie. Près de trente communes participent à cet organisme.
Valence a refusé d'en être. Valence ne partage rien avec les autres.
Seuls à l'écart tous ! Telle semble être la devise de nos majoritaires valentinois. Ils devraient pourtant savoir qu'on peut avoir parfois raison contre tous. Il est douteux qu'on ait toujours raison contre tous !
La majorité municipale a, une nouvelle fois, confirmé au cours du dernier conseil municipal son allergie chronique à tout ce qui peut ressembler à une coopération sérieuse - au plan du développement économique – avec nos voisins de l’agglomération. Il s’agissait d’approuver le transfert du siège de l’administration de " Rovaltain ", de la mairie de St Marcel-les-Valence où il est actuellement installé, au site même de Rovaltain. Seule contre tous, la ville de Valence, au motif que ce transfert serait trop onéreux, en refuse le principe.
On sourit devant l’hypocrise d’un tel argument venant de ceux qui n’hésitent pas à dépenser 400 000 euros pour déplacer une trémie de 4 m, ou plus de 100 000 euros pour installer des toilettes en face d’un patisserie sur les boulevards. Pour notre majorité, le sens de l’économie a des applications très variables selon les cas ! Mais sur le fond, on se demande quel intérêt réel poursuit la ville quand elle refuse à l’administration de Rovaltain de s’installer sur le territoire même qu’elle est chargé de promouvoir. Si ce n’est pas de la bêtise, c’est du sabotage !
En demandant un vote négatif sur ce transfert, la majorité municipale de Valence s'est livrée à une nouvelle provocation tout à fait gratuite à l’égard de nos partenaires. Elle cherche à enfermer Valence dans un ghetto. Les valentinois n’ont rien à y gagner.
Il est grand temps que des gens plus soucieux des intérêts à long terme de la ville prennent enfin les choses en main.
Lors du conseil municipal du lundi 26 mars, un long débat a concerné la politique immobilière de la ville.
L’opposition a dénoncé le choix de la municipalité de privilégier les programmes de construction haut de gamme au détriment des opérations accessibles aux revenus moyens ou faibles. Elle a contesté l’absence de volonté de cette municipalité de s’engager dans une maîtrise du foncier qui lui permettrait orienter différemment qu’elle ne l’accepte aujourd’hui – voire qu’elle ne le suscite - le développement immobilier de de la ville.
Au cours du débat, Madame le Maire a contesté avoir tenu les propos suivants qui justifient les critiques de l’opposition ( part belle faite aux promoteurs, difficulté pour les jeunes couples), propos qu’on poura retrouver dans Drôme Hebdo du 2 Février 207 page 8 : " On constate que Valence est devenue une ville attractive pour les promoteurs avec des logements de qualité. Les offres des promoteurs sont nombreuses. Nous, nous souhaitons que les familles reviennent sur Valence. Pour les jeunes couples, il n’y a plus de terrains pour construire " " Nous faisons en sorte qu’il y ait des logements pour attirer les familles " ajoutait-elle dans cette interview, mais, hier soir, elle a été bien en peine de citer un seul programme immobilier qui permette l’accession à la propriété pour les revenus modestes.
Adossée au fait que la ville est dans les normes s'agissant de son contingent de logement sociaux (situation qu'elle doit aux réalisations de la municipalité de Rodolphe Pesce et non aux siennes) la majorité muncipale fait des choix qui marque son orientation politique au service des catégories sociales économiquement les plus favorisées.
Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment des sacrifices qu'on a faits et ceux qu'on est disposé à faire encore. Elle suppose un passé ; elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible : le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune. L'existence d'une nation est un plébiscite de tous les jours ?... Les nations ne sont pas quelque chose d'éternel. Elles ont commencé, elles finiront. La confédération européenne, probablement, les remplacera. Mais telle n'est pas la loi du siècle où nous vivons. A l'heure présente, l'existence des nations est bonne, nécessaire même. Leur existence est la garantie de la liberté, qui serait perdue si le monde n'avait qu'une loi et qu'un maître.
Ernest Renan. Qu'est-ce qu'une Nation ?