
A quelques semaines des municipales, la gauche valentinoise présente un situation pour le moins étrange et paradoxale.
Le PS qui, depuis trente ans, avait toujours constitué l’épine dorsale des listes de gauche s’est montré incapable de passer un accord avec l’un quelconque de ses partenaires " naturels ".En 2001, PS, PCF, Verts, MRC, divers gauches étaient, ensemble, sur une même liste. Cette année, le PS a choisi de constituer une liste " autonome ". L’union qui a été possible à Portes, Bourg, Chabeuil, Granges, Romans… ne l’a pas été à Valence. Cherchez l’erreur … et sa cause !
Le PCF, englué dans ses contradictions, se met de lui-même " hors-jeux " comme l’écrit le Dauphiné Libéré. Pour la première fois (depuis la Libération je crois), il n’y aura pas de conseiller communiste à Valence. En ne participant pas à l’élection municipale, les responsables de ce parti ont pris une décision lourde de conséquence pour leur parti (c’est leur affaire) mais aussi pour toute la gauche qu’ils amputent volontairement, pour six ans (au moins), d’une de ses composantes dont nul ne peut nier qu’elle a compté dans le mandat qui s’achève comme dans les précédents. La politique de la chaise vide (dont on ne comprend pas bien le sens) conduit souvent à des "traversées du désert " qui durent plus longtemps qu’on ne l’aurait voulu.
La nouveauté vient des " divers gauche " qui, associés aux Verts, et largement ouverts aux partenaires de la vie associative, vont essayer de faire entendre une voix nouvelle. De cette " nouvelle alliance " des gauches et des écologistes devrait sortir une nouvelle dynamique capable de rompre avec treize ans de gestion de la Ville par la droite et ses alliés.
C’est, à trois jours de la nouvelle année, le vœu que nous formons pour notre ville.
J’ai consacré beaucoup de temps à la réflexion sur la laïcité. J’ai produit une thèse universitaire sur le sujet, publié deux ouvrages et plusieurs articles sur la question, prononcé sur ce problème plusieurs dizaines de conférences devant des publics divers. Je crois être assez bien informé de l’histoire de la laïcité française et de ses fondements philosophiques et culturels. La lecture intégrale du discours de Nicolas Sarkozy au Palais de Latran le 2 décembre 2007 (publié sur le site Internet du Journal La Croix), constitue pour moi une agression à l’égard de tous les citoyens français attachés, comme je le suis, à la laïcité et à ses valeurs, agression qui n’a, à ma connaissance, aucun précédent de la part d’un représentant officiel de la République française par sa forme, son contenu et le lieu où elle s’est exercée.
" Je sais que l’interprétation de la loi de 1905 comme un texte de liberté, de tolérance, de neutralité est en partie une reconstruction rétrospective du passé. " Nicolas Sarkozy a-t-il lu une seule ligne des longs débats parlementaires qui ont entourés le vote de cette loi ?
" La République a intérêt à ce qu’il existe une réflexion morale inspirée de convictions religieuses. D’abord parce que la morale laïque risque toujours de s’épuiser ou de se changer en fanatisme quand elle n’est pas adossée à une espérance qui comble l’aspiration à l’infini." Nicolas Sarkozy croit-il sérieusement que les convictions religieuses protègent du fanatisme…. ? Comment ose-t-il affirmer que seul le religieux peut protéger la morale laïque d’une dérive vers le fanatisme ? Un tel propos relève de l’insulte ?
" C’est par le baptême de Clovis que la France est devenue Fille aînée de l’Eglise. Les faits sont là. " La France fille aînée de l’Eglise : un fait ? Comment le Président d’une République, laïque par sa Constitution, peut-il tenir pour un fait pareille prétention ?
Tout au long de ce discours, les rares concessions faites à la laïcité visent toutes à conduire à cette affirmation : " J’appelle de mes vœux l’avènement d’une laîcité positive " ce qui signifie clairement que le Président de la République considèreque, jusqu'ici, la laïcité a été négative pour la France et qu’il faut faire advenir une autre laïcité que celle qui est issue de la loi de 1905, c’est-à-dire que, pour lui, il ne faut plus de laïcité du tout !
A tous mes lecteurs : amis ou critiques
Joyeux Noël et Bonne Année avant de nouvelles "aventures" en 2008 !
On sait que l'auto-financement qui atteint pratiquement 12 % des recettes de fonctionnement ne peut s’obtenir que par une pression sur le quotidien des services .
Deux exemples, parmi d'autres, de cette pression: L'entretien des terrains appartenant à la ville (compte 61521) mobilisait 416 900 € en 2007, il revient à 324 800 € en 2008 . C'est 22% de réduction. L'entretien du bâti passe lui de 630 000 € à 605 000 euros soit 4 % de réduction. Ce n'est certainement pas un bon choix que de réduire la qualité de l’entretien courant du patrimoine car si cela allège la charge de fonctionnement dans l’immédiat, il n’est pas certain que ce soit le cas à moyen et long terme.
Tous les chapitres ne sont pas ainsi sacrifiés. La participation de la ville au fonctionnement des écoles privées maternelles passe de 285 000 euros en 2007 à 325 700 en 2008 (+14%). La participation aux écoles privées primaires de 320 000 à 420 200 (c’est + de 30 % d’augmentation). Il faudrait justifier ces chiffres d’augmentation dans un budget globalement stable et alors que la dotation pour les fournitures scolaires ne bouge que de + 1,28 %, soit la moitié de l’inflation prévisible c'est-à-dire que, en réalité, il régressera.