Depuis plusieurs années, au soir du 31 décembre, à l’intention des plus démunis de nos concitoyens, des SDF et des sans papiers, l’ASTI organisait un réveillon solidaire dans les anciens locaux de la MJC Mandela.
A la suite de son conflit avec la MJC, la ville a récupé ces locaux et, cette année, sans prendre la peine de motiver cette décision par le moindre prétexte, elle a purement et simplement refusé à l’ASTI l’usage de la grande salle où se tenait habituellement ce réveillon.
Que la majorité municipale n’aime pas l’ASTI, on le savait !
Qu’elle cherche à entraver l’action des associations caritatives qui ne lui conviennent pas, on le savait aussi !
Mais qu’elle méprise les pauvres et les démunis au point de les priver, par une décision arbitraire, d’une fête de fin d’année, c’est franchir un pas dans l’ignominie dont on a peine à penser qu’il soit le fait d’élus responsables.
A Valence, les lumières sont belles sur les boulevards, mais la fête n’est pas pour les SDF, les chômeurs et les exclus !
Mme le Maire, Mme l’adjointe aux affaires sociales, M. l’adjoint à la vie associative, Mesdames et Messieurs de la majorité, vous faites honte à notre ville !
Voir Dauphiné Libéré du 30.12.06 page 8.
Deux chiffres à méditer pour terminer l'année :
57% des Drômois n'ont pas de revenus suffisants pour être imposés à l'IRPP.
8249 de nos concitoyens n'ont que le RMI comme ressources !
A l'année prochaine !
La " trêve des confiseurs " est l’occasion de faire un bilan de l’année écoulée et de tracer des perspectives pour l’année à venir. Aujourd’hui, le calendrier électoral de 2007, nous invite à privilégier le deuxième volet de cette réflexion de décembre.
Les " résolutions " à prendre pour 2007 relèvent quasiment de l’évidence :
1° Tout faire pour éviter un troisième mandat présidentiel consécutif à droite. L’accord politique du 10 décembre entre le MRC et le P.S nous donne la trame de ce que seront nos interventions dans la campagne présidentielle à venir. (Voir le texte de cet accord sur www.chevenement2007.fr)
2° Réussir les législatives, c’est-à-dire, pour nous, construire le succès de Catherine Coutard sur la quatrième circonscription de la Drôme. Cette victoire, en rendant la circonscription de Romans/Drôme des Collines à la gauche, apportera une contribution significative à la mise en place d’un programme de gouvernement républicain.
3° Dès le mois de Juin, dans le contexte politique national qui résultera des présidentielles et des législatives, et compte tenu de ce que sera alors la situation électorale à Valence, préparer la reconquête municipale. Cette reconquête passera par un rassemblement de toutes les forces de progrès unies autour d’un programme qui marquera une nouvelle orientation pour la ville.
4° Accompagner cette reconquête en préparant un succès de la gauche aux élections cantonales dans les deux cantons valentinois renouvelables.
Le programme est copieux. Il faudra de l'énergie pour le mener à bien. Dans l'attente, Profitons des fêtes de la nouvelle année avant de retrousser nos manches !
Le groupe américain Sanford Brands a décidé de liquider le site valentinois de Reynolds.
Au vu de ce que va coûter le plan social accompagnant les 256 licenciements, on imagine l'ampleur de la plus-value attendue de cette délocalisation : congé reclassement de neuf mois pour les licenciés ; plan de préretraite pour 46 d'entre eux ; plan de formation, de mobilité et d'aide à la création d'entreprises pou 1 045 000 € ; mission de réindustrialisation du site : 1 280 000 €; cellule de reclassement fonctionnant pendant deux ans avec 1 consultant pour 20 salariés. Comme Sanford Brands n'est pas un philantrope, on pense bien qu'il n'accepte pas de dépenser tout cet argent dans le seul souci de l'intérêt de ceux qu'il licencie. Il y a sans aucun doute beaucoup de profit à la clé pour lui.
La majorité municipale a toujours affirmé, comme Mme le Maire le dit encore aujourd'hui dans un communiqué de presse, que la ville n'avait "aucun pouvoir pour interférer dans un conflit social privé ." Sans doute, mais elle avait le pouvoir - et le devoir - de prendre toute sa place dans la défense du patrimoine industriel de Valence. Elle pouvait agir en direction des pouvoirs publics : ministère de l'économie, premier ministre, pour imposer au pouvoir d'Etat d'agir pour la sauvegarde d'un outil industriel de premier ordre. L'eût-elle fait, elle aurait trouvé la minorité municipale à ses côtés sans aucune réserve ni réticence. Sa prétendue discrétion dans l'action est un piètre masque à la molesse de ses interventions.
Dans la phase qui vient, celle du reclassement des personnels et de la réindustrialisation du site, la ville a un rôle majeur à jouer, et une impulsion décisive à donner. Elle ne peut pas se désintéresser de ce qui va advenir.. Parce que la situation de 256 travailleurs valentinois est en jeu (sans compter le 127 entreprises sous-traitantes Drome/Ardèche) elle a un devoir de vigilance à exercer sur l'application des accords et le respect des droits de personnels dans la difficile période qui vient. Parce que l'avenir économique de la ville est en cause elle doit être une partie majeure dans le travail pour la réindustrisation.
C'est maintenant d'engagement, de persévérance et de volonté qu'il faut faire preuve du côté de la mairie. La minorité municipale jouera tout son rôle dans le rappel des devoirs de la collectivité municipale dans cette affaire.
Jusqu’ici la majorité municipale avait toujours bâti ses budgets sur trois principes : ne pas augmenter les taux d’imposition, rembourser la dette, et dégager des marges sur le fonctionnement pour pouvoir investir.
Le pari de tenir les trois principes en même temps devient de plus difficile avec le temps et, cette année, le budget voté n’y réussi pas. Certes, les taux d’imposition ne bougent toujours pas, (on allait tout de même pas les augmenter une année électorale) mais, en 2007, la ville empruntera plus qu’elle ne remboursera et, pour un budget global en augmentation, elle ne dégagera un autofinancement qu’à peine égal, en chiffre absolu, à celui de l’année dernière : 10 911 810 euros.
C’est la tactique du grignotage qui permet de réaliser cet autofinancement : toutes les lignes budgétaires sont mises à contribution : Le budget de fonctionnement de la ville augmente de 2,94% mais la masse salariale, qui en représente 52,5 %, augmente moins que le budget lui même : 2,67%. On achètera pour 8,76 % de livres ou de CD en moins à la médiathèque ; achat de petit équipement – 3 % ; entretien et réparation de bâtiments : - 2 % ; entretien et réparation sur biens immobiliers : - 13 %
Toutes les lignes budgétaires mises à contribution ? Vraiment toutes ? Non !
Il y en a une à laquelle on ne touche pas et qui peut tout se permettre, c’est celle des boulevards.
Il était initialement prévu de développer sur un plan lumière pour mettre en valeur le patrimoine architectural. " Pour d’évidente raisons esthétiques, la ville a souhaité étendre cette démarche de mise en lumière à des facades privées " (délibération E2) Il en coûtera près de 100 000 euros d’honoraires supplémentaires au maître d’œuvre (plus les équipements eux mêmes). Mais un petit plus de 100 000 euros, sur les boulevards, pourquoi se priver de ça, du moment que ce sera beau.
Les salariés de Reynolds qui vont émarger à l’ANPE apprécieront.