Le conseil municipal de Valence a approuvé la suppression du conseil des prudhommes …. de Romans.
Une pratique de bon voisinage eut été de s’abstenir de donner son aval à une mesure dont les motivations sont plutôt obscures. Une position de neutralité n’aurait pas été inconvenante. Mais c’était sans doute beaucoup attendre d’une majorité qui ne s’était même pas donné la peine de fournir le moindre argument à l’appui de son approbation. Soutien de principe aux positions de la droite au pouvoir (quelles qu’elles soient), plaisir de voir le voisin dépouillé …le souci de l’intérêt collectif passe après pour une majorité " godillot ". Rappelons en effet que le tribunal des prudhommes de Romans rend ses décisions dans les six mois, celui de Valence en quatorze mois. Qui peut imaginer que la justice sera mieux rendue en regroupant les deux juridictions sur celle qui est la plus chargée ?
(Les conseillers-prudhommes de Romans, collèges employeurs et employés réunis, ont des propositions de réforme qui permettraient d’alléger le tribunal de Valence et de traiter les conflits du travail d’une manière plus rapide. Demander à la majorité valentinoise de les prendre en considération relève de l’inconcevable. )
La loi de 1905 portant séparation des Eglises et de l’Etat dispose que les édifices servant à l'exercice public d’un culte, sont laissés gratuitement à la disposition des associations cultuelles qui doivent se constituer à cet effet. Ces associations bénéficiaires, sont tenues des réparations de toute nature, ainsi que des frais d'assurance et autres charges afférentes aux édifices et aux meubles les garnissant. (article 13 de la loi).
L’article 19 précise : Elles (ces associations cultuelles) ne pourront, sous quelque forme que ce soit, recevoir des subventions de l'État, des départements ou des communes.
Dès 1905, les cultes protestant et israélite acceptent ces dispositions de la loi et reçoivent la pleine propriété des temples et de synagogues ce qui assure leur totale indépendance à l’égard de l’Etat. En 1906, le pape Pie X interdit aux catholiques de France de constituer les associations cultuelles prévues par la loi. L’Etat garde donc la propriété des Eglises (tranférées aux communes) et des Cathédrales, qu’il doit entretenir. Ce n’est qu’en 1924, qu’un accord est trouvé avec le Vatican et que la République française, soucieuse d’apaisement, renonçe à faire appliquer la loi de 1905 par l’Eglise catholique et remet l’usage des Eglises et des Cathédrales à des associations diocésaines présidées par les Evêques, lesquelles associations refusent de devenir propriétaires des édifices dont l’entretien reste donc à la charge des collectivités publiques.
L’entretien des Eglises par la commune découle donc d’un refus de l’Eglise catholique d’appliquer une loi de la République. Ce refus ne peut être évoqué aujourd’hui par les adversaires de la loi de 1905 pour contraindre la collectivité publique à prendre en charge l’entretien de tous les édifices religieux de toutes les religions qui se pratiquent régulièrement sur notre territoire. L’incivisme des uns ne légitime en rien le renoncement à un sage principe : La République garantit la liberté des cultes mais elle n’en reconnaît et n’en subventionne aucun.
C’est simple et clair. Cela conduit à des relations apaisées entre les religions et l’Etat. Il y aurait danger à remettre en cause un des piliers majeurs de notre pacte républicain.
A cinq semaines des élections, le conseil municipal d’hier a été une sorte de compilation de tous les " trucs " de la majorité sortante : une avalanche de subventions exceptionnelles non programmées qui entraînent déjà une modification du budget voté il y a à peine plus d’un mois (plus de 75 000 euros) ; des subventions de complaisance à certaines communautés religieuses ; " l’oubli " de quelques délibérations génantes contestées en commission et renvoyées à plus tard (en particulier un avenant hors délais concernant une borne Sagem) ; la dénégation tout à fait ridicule d’un retard de trois semaines pris par le chantier des boulevards par suite d’un changement de programme destiné à complaire à des intérêts particuliers (un courier public de Mme le Maire reconnaît ce retard) ; l’accusation récurrente de malhonnête intellectuelle proférée par la majorité à l’égard de l’opposition ; l’auto-célébration des " bons résultats " de cette majorité qui a toujours raison en tout et pour tout, etc… Bref, on a eu droit à toute la panoplie des pratiques habituelles !
Une séance de routine qui n’avait de particulier que d’être la dernière séance de cette mandature !
Sa mère le croyait honorable employé de banque. Il était joueur professionnel dans un tripot maquillé en établissement banquaire !
Son employeur le charge de faire du fric avec du vent. Il fait un mauvais pari. Pour se refaire, il mise un peu plus gros. Il perd à nouveau. Il recommence et pour finir… il plonge encore ! C’est une faute professionnelle.
Le mécanisme est classique. L’histoire n’est extraordinaire que par le montant de la dette de jeu accumulée.
Jérome Kerviel a planté son employeur de 5 milliards. Certes ! Mais ces paris, perdus par lui, ont été gagnés par d’autres. Le fric électronique que la Société générale a perdu est allé alimenter des lignes de comptes bancaires. Quels en sont les titulaires ? C’est la seule chose qu'il serait intéressant de savoir car, pour le reste, le scénario est connu : ce sont les petits déposants taxés pour leurs petits découverts de fin de mois qui effaceront l’ardoise.
Au bénéfice de qui ? C’est ça que l’enquête devrait nous dire. Le fera-t-elle ? Ce n'est pas sûr !
Si c’était une plaisanterie, on pourrait en sourire : Patrick Labaune à la tête d’une liste " sans étiquette " lors des prochaines élections municipales ? Allons donc !
Certes, il a essayé de jouer le Sarkozy de province en tentant de débaucher à gauche pour construire une liste dite " d’ouverture ". N’ayant pas réussi à trouver son Eric Besson local, il n’y est pas parvenu. Pour donner l’impression qu’il fait du nouveau, il est donc contraint de se prétendre " sans étiquette " tout en présentant, à peu de chose près, son équipe sortante qui comprend, entre autres adhérents UMP, les deux conseillers généraux de la ville affichant cette étiquette. (Le troisième en été chassé pour crime d’indépendance). Nous ne sommes donc pas en face d’une plaisanterie mais bien d’une escroquerie.
Mais peut-être le non étiquettage du cru " Labaune 2008 " a-t-il une autre raison qui ne relève pas de la tactique ? Notre député, inscrit au groupe UMP, a été un moment l’ami de N. Dupont-Aignan qui lui est devenu député sans appartenance. Il a aussi, un temps adhéré a un mouvement pseudo-écologique " le Trèfle ".
Et si le " sans étiquette " s’expliquait par le fait que P. Labaune ne sait plus très bien où il est ?
Ce ne serait pas très rassurant pour les Valentinois !